Guide Michelin 2026 : "C’est magique, c’est un rêve éveillé", le chef gardois Denis Martin qui a décroché une étoile se confie à Midi Libre

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Six mois après l’ouverture de son restaurant, le chef Denis Martin (précédemment étoilé à Sète chez The Marcel) vient d’obtenir un macaron du Guide Michelin. Il est le seul nouvel étoilé en Languedoc-Roussillon.

Qu’avez-vous ressenti, ce lundi 16 mars, lors de la cérémonie du Michelin quand on vous a appelé sur scène ?

C’était une joie immense, un bonheur incroyable. Beaucoup de fierté, le sentiment du travail accompli. C’est une succession de choix très importants pour nous. Avec ma femme, en peu de temps, nous avons complètement changé de vie depuis le mois d’avril dernier.

Nous avons quitté notre vie d’avant à Sète (NDLR : Denis Martin était chef étoilé depuis 2021 à The Marcel). Nous avons déménagé, changé nos enfants d’école… C’étaient des choix importants, lourds de conséquences. La Belle Vie, c’est notre première maison, et nous nous donnons à fond chaque jour. Cette reconnaissance est magique. Pour nous, c’est un rêve éveillé.

Cette étoile souligne que nous ne nous sommes pas trompés de chemin.

Je veux remercier nos clients. Et nos parents frères et soeurs qui ont cru en nous. Cette étoile elle est aussi pour eux.

Vous avez obtenu une étoile alors que vous n’êtes ouvert que depuis neuf mois…

Ces derniers mois ont été d’une intensité incroyable. Nous avons vécu des choses folles. Et que cela se concrétise ainsi, par une étoile Michelin dès la première année, c’est fou.

Cela met en valeur un travail énorme, un vrai travail d’équipe. C’est important de le dire. Beaucoup de personnes m’ont suivi de Sète, d’autres se sont greffées à nous, ont cru au projet. Et nous avons cru en eux, aussi. Ils ont été là dès le premier jour. C’est une consécration pour nous, mais aussi pour eux.

Aujourd’hui je veux leur dire merci ! Merci de continuer à croire en leurs rêves aussi, parce que c’est notre rêve, mais c’est le leur également. De continuer ainsi, car nous allons faire de belles choses ensemble. Nous avons hâte de rentrer de Monaco pour fêter cette étoile avec eux.

Kayser, Viel, D’Angelis… Ces chefs-là ce sont mes pilier

Vous êtes passé par les plus belles maisons de la région dont Alexandre de Michel Kayser à Garons, Le Prieuré, L’oustau de Baumanières avec Glen Viel… Qu’est-ce que ces chefs vous ont appris ?

Chaque chef m’a apporté quelque chose. Certains m’ont appris la rigueur, d’autres un brin de folie, d’autres encore l’amour du territoire. Je pense à Michel Kayser, notamment, pour son amour du Gard, des producteurs, du produit. Le Prieuré, pour moi, c’est une deuxième famille. Ils m’ont vu grandir, c’était mon tout premier poste de salarié. Et pour la petite histoire, j’ai rencontré ma femme là-bas aussi.

Même en apprentissage, à Avignon, avec Bruno D’Angelis, en 2004. Il m’a beaucoup appris et reste un modèle pour moi. Ces chefs-là sont mes piliers.

Comment définissez-vous votre cuisine ?

C’est toujours compliqué de parler de sa propre cuisine. Je dirais qu’elle est ancrée dans son territoire, sincère. Nous mettons en avant le produit, le producteur, le pêcheur, avec beaucoup d’amour et de sincérité. La technique est au service du goût. Ce qui prime, c’est le produit, le goût et l’émotion qu’il procure.

La Belle vie, 4 avenue Paul-Blisson, Saint-Hilaire d’Ozilhan. Tél. : 04 66 37 29 15. Menu : 49 €, 78 €, 95 € et 120 €.

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