Le temps d’une journée, une équipe de futurs soignants a reçu des enfants de 4 à 5 ans pour soigner leurs doudous, et montrer comment ça marche, le métier de médecin.
Sur la table, la petite Catarina présente Bisounours. Pas très loin, devant d’autres médecins, un petit garçon installe Pikachu dans un scanner radio fait en carton…. À côté, Eliott, 4 ans, tient son ours en peluche dans ses bras, affûté d’un pansement et d’un bandage : « Il a eu un vaccin et un microbe. Mais il est pas tout à fait soigné, il doit faire dodo là ! » C’est une drôle d’ambiance, pleine de sourires, toute la journée de ce mardi 14 avril dans une salle du CHU de Nîmes. Pendant quelques heures, l’hôpital a aussi soigné les doudous en plus des êtres humains.
S’amuser pour comprendre
C’est une opération qui se répète chaque année au CHU, assurée par une partie de la promotion des étudiants en 2e année de médecine et en école de sage-femme. À chaque fois, les futurs soignants et médecins prennent le temps d’accueillir chaque « patient » et son propriétaire, et l’assistent dans les interventions à mener pour soigner tout type de maladies, du simple mal de tête à la fracture, en passant par les séances de kinésithérapie ou d’ORL.
Même si tout le monde « joue à faire semblant », l’atmosphère est studieuse. Les enfants, des moyennes et grandes sections de l’école maternelle Pauline Kergomard, sont particulièrement concentrés. « C’est une des sorties qu’ils attendent le plus ! », estime leur enseignante, Sophie Balmelle. La veille, une partie des étudiants leur avait rendu visite en classe pour leur expliquer la journée. « Ils ont ensuite bien préparé leur venue à l’hôpital, poursuit Sophie Balmelle. Chacun a dû imaginer quel bobo ou maladie avait son doudou et travaillé leur présentation. C’est super bien fait ! »
Pour les enfants, le jeu est devenu bien immersif : blouses sur le dos, gants, masque, stéthoscope et (fausses) seringues… Tout était préparé par les étudiants pour leur faire imaginer le métier de médecin. « On s’amuse beaucoup mais c’est aussi pour les enfants un moyen de dédramatiser l’hôpital, de ne pas avoir peur le jour où ils devront peut-être être pris en charge », témoigne Margaux Ronat, future sage-femme et membre de l’équipe du jour.
Pour récompenser leur professionnalisme, chaque enfant est reparti avec son doudou bien soigné et un « diplôme de courage ».










