Ce vendredi 20 mars 2026, aux environs de 15h, une commerçante de la rue Ecuyère, en centre-ville de Caen (Calvados), appelle la police car un homme se masturbe sur la voie publique, près de l’entrée de son magasin.
Il baisse son pantalon avant de payer ses bières à la supérette
Arrivés sur place, les policiers municipaux reconnaissent l’homme de 47 ans qu’ils interpellent. En effet, il est poursuivi pour plusieurs faits d’exhibitions sexuelles en centre-ville de Caen : quatre en un mois et demi, entre le 5 février et le 20 mars.
En février, il avait déjà exhibé son sexe devant des commerces de la rue Ecuyère. Le 28 février, c’est dans le Carrefour City de la rue de la Pigacière qu’il baisse son pantalon et son caleçon aux chevilles devant la caissière avant de payer ses bières. « J’étais euphorique », indique-t-il à l’audience de comparution immédiate du tribunal judiciaire de Caen, ce lundi 23 mars 2026.
Je ne sais pas ce qui m’a pris, il n’y avait rien de méchant. J’étais juste euphorique, je suis désolé.
« C’est grotesque, bizarre et inexplicable »
« C’est fini, je ne le ferais plus », glisse-t-il lors de sa garde à vue, le 28 février. Deux semaines plus tard, le 14 mars, le quadragénaire récidive sur la place Bouchard. A côté du manège, il exhibe ses fesses aux enfants et à leurs parents. Avant d’à nouveau être interpellé ce vendredi 20 mars rue Ecuyère. Une répétition qui a motivé le parquet à présenter le prévenu en comparution immédiate.
« C’est grotesque, bizarre et inexplicable », concède-t-il à la barre.
« À la frontière entre le judiciaire et le psychiatrique » pour son avocate
Percevant l’allocation adulte handicapé et étant sous curatelle renforcée, le quadragénaire ne compte qu’une mention à son casier judiciaire. L’expertise du prévenu précise qu’il n’est « pas malade psychiatriquement« . Le représentant du ministère public requiert 10 mois de prison avec sursis à son encontre avec une obligation de soins, ainsi qu’une interdiction de paraître à Caen et de contact avec les victimes.
« Dans ce dossier, on est à la frontière entre le judiciaire et le psychiatrique. Je suis navrée que les conclusions de l’expertise psychiatrique soient décevantes. Quand on est sous curatelle renforcée depuis 20 ans et qu’on a un tel comportement en plein centre-ville de Caen, quand il y a le plus de monde, est-il doté de tout son discernement ? », questionne l’avocate de la défense.
Il nous dit des choses dont il ne se souvient pas le lendemain. Sa place est auprès de psychiatres qui s’occupent de lui.
Condamné à six mois de prison avec sursis
Le prévenu acquiesce : « la meilleure solution est que je sois hospitalisé à l’EPSM (établissement public de santé mentale ». Le quadragénaire a finalement été condamné à six mois de prison avec sursis probatoire pour une durée de deux ans avec exécution provisoire comportant une obligation de soins psychiatrique et addictologie. Il a en outre interdiction de paraître Carrefour City de la rue de la Pigacière.
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