"Il faut toujours avoir un coup d’avance avec les abeilles" : Renald Beaurain est apiculteur chez SOS abeilles à Saint-Alexandre

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Dans notre nouvelle série "C’est mon métier", Midi Libre vous fait découvrir des métiers qu’on retrouve dans le Gard rhodanien. Notre premier numéro est consacré à Renald Beaurain, apiculteur chez SOS abeilles à Saint-Alexandre.

Apiculteur est un métier qui peut fasciner. Travailler avec des abeilles n’est pas donné à tout le monde et peut présenter quelques risques. Mais cela reste une activité prenante et passionnante qui demande beaucoup de travail. « On est vraiment occupés toute l’année, on est avant tout des agriculteurs. Puis, il faut toujours avoir un coup d’avance avec les abeilles », indique Renald Beaurain, apiculteur chez SOS abeilles à Saint-Alexandre.

Ce Spiripontain de 56 ans est devenu apiculteur en 2010, après avoir travaillé de nombreuses années dans le nucléaire. Déjà passionné par les ruches, notamment grâce à son grand-père qui était lui-même apiculteur, Renald Beaurain a décidé de se lancer pour sauver les abeilles. « J’avais déjà quelques ruches avant de débuter et cela fait quelque temps maintenant qu’on sait que les abeilles sont en danger et qu’on en a besoin pour vivre. J’ai attrapé le virus des abeilles ».

Après avoir suivi plusieurs formations, le Spiripontain a commencé à s’occuper de ses ruches avant d’acquérir des ruchers un peu partout dans le Gard rhodanien et ses alentours. « J’en ai actuellement 19. Ils sont tous dans le coin car je veux rester dans le local ».

Chaque jour, l’apiculteur suit une routine et un mode de travail. Très méticuleux, il assure notamment faire très attention à la météo qui est primordiale dans son métier. « Je la regarde tous les soirs pour le lendemain. S’il fait beau, les abeilles sortent beaucoup, quand il pleut ou s’il y a beaucoup de vent, elles vont plus manger, donc il faut vérifier leurs réserves ».

Une école d’apiculture pour transmettre sa passion

Si chaque saison a sa particularité, Renald Beaurain préfère le printemps, « la meilleure car les abeilles sont en plein développement. On visite régulièrement les ruches, pour voir si elles ont à manger, si elles sont en bonne santé et s’il n’y a pas de parasite. On fait un diagnostic pour voir s’il y a une belle ponte afin de voir comment se porte la reine. Il y a tout un suivi à faire tous les jours ».

Quand on arrive en été, on passe à la récolte du miel et la mise en pot. « Avec la chaleur, il faut aussi faire attention à leurs réserves ». L’automne est la saison « la plus calme, avec le nettoyage des ruches, l’inventaire du matériel et la préparation de l’hiver ». En hiver, les abeilles en profitent pour se reposer. « On les laisse tranquilles, et on en profite pour faire les marchés de Noël. Il faut tout de même les traiter face au varroa destructor (une espèce d’acariens parasites de l’abeille adulte, ndlr)« , ajoute l’apiculteur.

Pour transmettre sa passion, Renald Beaurain a fait le choix de créer une école d’apiculture à Saint-Alexandre en 2019, appelée Rucher école SOS abeilles. Chaque année au printemps, le Spiripontain donne des sessions de 35 h pour devenir apiculteur amateur. « J’en propose trois par an. Je le fais du lundi au vendredi ou quatre samedis consécutifs. Il y a vraiment tous les publics, certains n’ont jamais vu d’abeilles de leur vie ».

« C’est primordial de les sauver »

Pour lui, l’objectif est que chacun puisse gérer une à vingt ruches à l’issue de la formation. « En partant, ils savent tout faire. On monte ensemble des ruchers, je leur explique comment fonctionne la ruche, les abeilles, les maladies ou encore comment gérer les parasites comme les frelons asiatiques ». En plus de ces sessions, l’homme de 56 ans propose également des sessions d’élevage de reine pour les apiculteurs passionnés.

« C’est pour les plus aguerris. Je leur montre différentes techniques. J’ai moi-même fait des formations pour devenir expert en élevage de reine ». Pour chacune de ses formations, Renald Beaurain compose des petits groupes entre 5 et 10 personnes. « Je souhaite que ça reste familial »En plus de ses formations, l’apiculteur intervient également dans les écoles ou les entreprises pour expliquer « le fonctionnement d’une ruche, la nécessité des abeilles et que c’est primordial de les sauver ».

La nécessité de l’abeille, on la retrouve notamment dans la pollinisation des arbres. Régulièrement, l’apiculteur se rend chez des agriculteurs pour « polliniser leurs pommiers, cerisiers… Je leur amène mes ruches, je les dépose dans les arbres et grâce au pollen des abeilles, les fruits vont se développer. Je ne travaille qu’avec les agriculteurs propres qui ne mettent aucun pesticide », conclut le Spiripontain.

Renald Beaurain produit sept goûts de miel différents : châtaigner, fleur, lavande, grenadier, crémeux, garrigue et tournesol. Ses pots sont vendus lors des marchés, dans certaines boulangeries ou encore sur son site internet.

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