Le 28 septembre 2025, les gendarmes sont appelés à Luneray, près de Dieppe (Seine-Maritime) par un jeune homme. Il leur indique que son frère vient de frapper à plusieurs reprises son père. À leur arrivée, ils trouvent le père en sang et le fils manifestement alcoolisé qui tente de s’enfuir mais qu’ils rattrapent.
Convoqué devant le tribunal de Dieppe le 13 avril 2026, le jeune homme reconnaît les faits. Il explique que ce jour-là, il avait consommé de l’alcool dans la journée avec son père. Le soir après le repas familial, le père aurait mal parlé à sa femme, la mère du prévenu.
Une dizaine de coups
Ce dernier indique qu’après s’être disputé avec son père, il serait monté dans sa chambre mais que celui-ci serait venu le relancer. Il aurait alors complètement vrillé et porté une dizaine de coups au visage de la victime.
« À vous entendre, on a l’impression que tout est la faute de votre père. Mais c’est vous qui êtes poursuivi et à juste titre, puisque des violences commises sur un ou l’autre de ses parents sont des faits extrêmement graves » dit la magistrate.
Cette dernière essaie de comprendre comment on peut en arriver là, mais le prévenu ne peut ou ne veut lui donner d’explication.
Un sursis probatoire de 18 mois
Il se contente d’affirmer que depuis ces faits, tout se passe bien, qu’il continue de passer plusieurs jours par semaine au domicile de ses parents et qu’il n’y a plus de disputes.
La procureure de la République relève que dans cette affaire, le prévenu a un souci avéré avec l’alcool. Elle requiert une peine de huit mois de prison assortis d’un sursis probatoire de 18 mois avec obligation de soins en addictologie et psychologiques.
Elle demande également qu’une interdiction de détenir une arme soit prononcée pendant 3 ans. La juge décide de suivre à la lettre les réquisitions du parquet.
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