Partis d’Alès ce lundi 20 avril, quatre randonneurs entament une première étape jusqu’à Saint-Gilles pour relier les territoires, valoriser la culture et le patrimoine.
Ils sont quatre à s’élancer, ce lundi, depuis le square Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à Alès, mais ils seront six au total sur le trajet. Christian Brochier, Lucile Pantel, Michel Launay et Sandra Perrier ont pris la route aujourd’hui en direction de Saint-Gilles, première grande étape de leur projet. Deux autres marcheurs les rejoindront ensuite pour former un groupe de six. Mais avant d’atteindre Saint-Gilles, leur première halte se fera dès ce soir à Vézénobres. Une manière de lancer l’aventure en douceur, en privilégiant déjà les rencontres et la découverte. Car si Saint-Gilles constitue leur premier objectif d’étape, la destination finale, elle, est bien plus lointaine : Menton. Un but ambitieux qui se construira dans le temps, au fil des kilomètres et des rencontres. Partir d’Alès n’a rien d’un hasard. La ville marque l’aboutissement du chemin de Stevenson, un itinéraire que ces randonneurs connaissent parfaitement. Pour eux, il ne s’agit pas de s’arrêter là, mais de prolonger cette dynamique en reconnaissant un chemin permettant de rejoindre Menton dans la continuité naturelle de cet axe historique avec plusieurs étapes dont Russan ou encore Nîmes pour cette semaine avant d’atteindre Saint-Gilles.
Un itinéraire dans les pas de Stevenson
Ce projet fait écho à l’histoire de Robert Louis Stevenson, qui a séjourné à Menton. Aujourd’hui, la ville est partenaire du réseau européen Stevenson, un itinéraire culturel reconnu à l’échelle du continent. L’idée n’est pas de créer un nouveau chemin, mais de valoriser une continuité existante, en reliant des territoires déjà unis par une mémoire commune, notamment avec des axes comme le chemin de la Régordane. Le passage par Saint-Gilles, qu’ils visent s’inscrit pleinement dans cette démarche. Plus qu’une simple étape, la ville représente un carrefour entre plusieurs itinéraires culturels. À terme, les randonneurs souhaitent d’ailleurs créer une brochure recensant les itinéraires, les hébergements et les sites patrimoniaux, à l’image de ce qui existe déjà ailleurs en Europe. Dès leur départ, l’accent est mis sur la dimension culturelle. À Alès, ils ont pris le temps de rencontrer les acteurs locaux, comme le musée bibliothèque Pierre-André-Benoit (PAB) ou l’office de tourisme afin de mieux comprendre et valoriser les richesses du territoire. Le groupe s’est formé autour de valeurs communes. Sandra Perrier, venue de Grenoble et membre du conseil d’administration de l’association des chemins des Huguenots, accompagnera cette première partie jusqu’à Nîmes. « J’avais besoin de randonner, et c’est aussi l’occasion de faire des choses ensemble, de créer des carrefours culturels », explique-t-elle. L’ambiance est simple et solidaire. « Personne ne râle, on s’adapte les uns aux autres », sourit Christian Brochier. « On randonne pour une bonne cause », ajoute Lucile Pantel. Chaque jour, ils avancent avec l’essentiel dans leurs sacs : eau, nourriture, vêtements adaptés, protection solaire et téléphone. Une voiture d’assistance complète le dispositif.








