il passe plus de 8 000 appels à son ex-compagne

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Le tribunal correctionnel d’Argentan, dans l’Orne, a rendu son délibéré ce mardi 24 mars 2026.
Un homme de 27 ans a été jugé pour un harcèlement d’une ampleur hors-norme. Actuellement incarcéré au centre de détention d’Argentan, il aura passé, entre décembre 2024 et juin 2025, plus de 8 000 appels à son ex-compagne pour l’injurier et la menacer de mort.
Il avait pourtant une interdiction judiciaire d’entrer en contact avec elle. « C’est de sa faute, elle me rend fou », tentera-t-il de se justifier.

Un déluge d’appels et de menaces de mort

L’enquête démarre le 30 juin 2025, lorsqu’une femme dépose plainte contre son ex-compagnon. Malgré une interdiction judiciaire de contact, ce dernier l’inonde d’appels malveillants depuis la prison. Les investigations techniques révèlent un chiffre vertigineux : 8 343 appels passés entre décembre 2024 et juin 2025, principalement la nuit, via 15 téléphones différents.

Outre le harcèlement téléphonique, le prévenu a utilisé de faux profils Facebook pour proférer des insultes et des menaces de mort d’une violence telle que le tribunal a renoncé à en faire lecture intégrale. La victime, plongée dans un état de stress intense, s’est vue prescrire 10 jours d’ITT.

« C’est de sa faute »

Dans le box des prévenus, l’homme ne montre aucun signe de remise en question. « C’est elle qui crée ces menaces, elle invente tout. C’est de sa faute, elle m’a rendu fou », lance-t-il pour se justifier, affirmant qu’il cherchait seulement à joindre son fils.

Face au procureur qui l’interroge sur les leçons tirées de ses précédentes condamnations, le prévenu rétorque un cinglant : « Rien du tout. »

Son casier judiciaire, déjà lourd de 14 mentions pour violences conjugales et sur mineurs, témoigne d’une absence totale de respect pour les décisions de justice passées.

Une condamnation exemplaire

Le procureur de la République a fustigé une « violence obsessionnelle » et un comportement « inquiétant au plus haut point ».

En répression, il a requis « une peine très sévère » de deux ans de prison, sans aménagement, le retrait de l’autorité parentale, le retrait de droit civique et de famille pour une durée de cinq, l’interdiction d’entrer en contact et de paraître au domicile de la victime pendant cinq ans outre l’interdiction du territoire français pour la même durée.

Nourelislem Sayah sera finalement condamné conformément aux réquisitions du procureur de la République. Il devra également indemniser son ex-compagne et lui verser la somme de 1 500 €.

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