En arrivant en salle de réunion, à 9 heures pétantes, ce lundi 23 mars 2026, les salariés ont tout de suite vu que quelque chose clochait. Au sol, des éclats de verres projetés un peu partout, un morceau s’étant même fiché dans la télévision. Sur une fenêtre, un trou béant dans le double vitrage et sous la table, une ogive prouvant l’origine des dégradations. Une enquête de police a été ouverte après qu’un coup de feu a été tiré sur un bâtiment de l’immeuble Odéon, situé avenue de Valvins, à Avon (Seine-et-Marne), dans les locaux d’une entreprise historique, qui travaille à l’internationale.
Une plainte déposée après un tir visant une entreprise de l’immeuble Odéon, à Avon
L’entreprise a d’ailleurs déposé plainte pour tenter de comprendre la raison de cet acte qui demeure mystérieux. Le coup de feu a vraisemblablement été tiré dans le week-end puisqu’aucun dégât n’avait été constaté au départ des salariés le vendredi soir précédent, vers 21 heures. Dans le cadre des investigations, une équipe de la police scientifique est venue réaliser des prélèvements, mais aussi récupérer l’ogive, pour déterminer précisément le calibre de l’arme.
« On ne sait pas si c’est notre entreprise qui était visée, mais c’est peu probable, précautionne une salariée. Ça n’aurait pas de sens, nous n’avons aucun litige avec personne, je penche plus pour un accident comme un tir au hasard ou un ricochet, comme nous l’a aussi précisé la police. » La direction de cette entreprise historique du secteur de Fontainebleau a toutefois proposé des mesures à ses 27 salariés du site qui ont eu le choix de continuer leurs activités en télétravail où de ne pas aller dans les salles donnant sur la façade avant de l’immeuble.
« Il n’y a vraiment pas de phobie ou de panique, c’est presque un non-événement, poursuit une salariée. Mais c’est vrai que c’est quand même choquant dans une ville comme Avon. Ça fait 40 ans que l’entreprise est dans le secteur et il n’y a jamais eu aucun problème. On oscille plus entre la surprise et l’incompréhension, mais c’est vrai qu’un tir c’est quand même inquiétant, même si nous n’étions pas directement visés. » Pour une source proche du dossier, l’affaire est aussi mystérieuse : « L’entreprise n’a reçu aucune menace et il n’y a pas d’explications sur la motivation d’un tel tir. »
Les investigations, menées par les enquêteurs du commissariat de Fontainebleau permettront peut-être de faire la lumière sur ces faits… Mi-février 2026, des habitants de Souppes-sur-Loing avaient découvert leur voiture criblée de balles… Mais on connaissait l’origine de ce sinistre avertissement : un différent sur fond de trafic de stupéfiants avec l’entourage du propriétaire du véhicule, qui lui, n’était absolument pas au courant des faits
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