Travail à domicile, dons aux associations ou rénovations de logements anciens, les dispositifs permettant de réduire ses impôts sont nombreux, mais pas toujours bien connus. À quelques jours de l’ouverture des déclarations de revenus, jeudi 9 avril, Midi Libre vous rappelle les principaux.
Dons, travaux, aide à un proche ou emploi à domicile… Plusieurs dépenses réalisées en 2025 peuvent permettre de réduire ses impôts. À l’approche de la déclaration 2026, voici les principaux dispositifs à connaître pour les particuliers, disponibles notamment sur service-public.fr.
Première chose à savoir : tous les avantages fiscaux ne fonctionnent pas de la même façon. La déduction réduit le revenu imposable. La réduction d’impôt diminue directement le montant à payer, mais sans remboursement possible s’il dépasse elle dépasse le montant de l’impôt, tandis que le crédit d’impôt peut, lui, donner lieu à un remboursement, même pour les non imposables.
Vie quotidienne et famille
Employer un salarié à domicile (ménage, garde d’enfant, aide aux personnes âgées…) ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 % du montant payé à ce salarié, dans la limite d’un plafond annuel allant de 12 000 à 20 000 euros par an.
La garde d’enfants de moins de 6 ans hors du domicile bénéficie du même taux, avec un plafond de 3 500 euros par enfant. Des réductions d’impôt existent aussi pour les enfants scolarisés, selon leur niveau de scolarité (61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour les étudiants, à conditions qu’ils soient à charge et rattachés au foyer fiscal.
Le versement d’une pension alimentaire peut être déduit des revenus, tout comme certaines aides versées à un parent. Héberger une personne âgée chez soi permet également de bénéficier d’une déduction forfaitaire.
Les dépenses liées à la dépendance, notamment en établissement spécialisé, ouvrent droit à une réduction d’impôt.
Logement et équipements
Certains travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie donnent droit à un crédit d’impôt, couvrant 25 % des dépenses effectuées dans la limite de 5 000 euros par personne seule, mais 2025 constitue la dernière année pour en bénéficier.
L’investissement dans un logement ancien à rénover, dans le cadre du dispositif Denormandie, permet aussi de réduire ses impôts, tout comme la location à un loyer modéré via « Loc’avantages » (non cumulables).
Enfin, l’installation d’une borne de recharge pour véhicule électrique en 2025 ouvre droit à un crédit d’impôt, également sur le point de disparaître. Le crédit d’impôt s’élève à 75 % des dépenses effectuées, avec un plafond à 500 euros.
Épargne, dons et frais professionnels
Investir dans une PME peut également donner droit à une réduction d’impôt, sous conditions. Il s’agit du dispositif Madelin. Selon l’entreprise, la réduction peut aller de 18 à 50 % des sommes investies, et se limite à 150 000 euros.
Les versements sur un produit d’épargne retraite sont, eux, déductibles des revenus.
Les dons aux associations ouvrent droit à une réduction d’impôt, généralement de 66 %, voire 75 % pour certaines causes. Les dons politiques et les cotisations syndicales sont aussi concernés.
Côté travail, une déduction forfaitaire de 10 % s’applique automatiquement aux salariés pour prendre en compte les dépenses liées au travail. Mais les contribuables peuvent opter pour les frais réels si leurs dépenses leur semblent plus élevées.
Pour bénéficier de ces avantages, il faut remplir les cases correspondantes dans la déclaration. À noter enfin que des justificatifs peuvent être demandés en cas de contrôle.





