Déchets : le SCH veut préparer l’après 2027 avec davantage de tri et d’équité

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Alors que la TGAP pourrait dépasser les 100 € la tonne d’ici 2030, le Syndicat centre Hérault veut accélérer le tri, renforcer l’usage des déchetteries et réfléchir à de nouvelles mutualisations.

Actuel président du Syndicat centre Hérault, (SCH), Olivier Bernardi reste prudent. Mais il est fort probable que la Taxe générale sur les activités polluantes explose, dans l’Hexagone, à la faveur de la nouvelle loi de finances. Un surcoût qui, en Cœur d’Hérault, plomberait le coût de l’enfouissement des déchets à Soumont et, donc, le budget du SCH. « En 2020, le montant de la TGAP s’élevait 25 € la tonne. En 2025, c’est passé à plus de 65 €…Et la nouvelle loi de finance annoncerait une tendance à 100 ou 105 € la tonne, si cela passe progressivement à 105 € en 2030, cela fera 80 € de plus la tonne, soit un coût multiplié par 4 en 10ans », calcule-t-il.

Inciter à trier mieux

En 2025, cette taxe s’élevait à 1,20 M€ par an au SCH et une nouvelle augmentation de « seulement » 5 € la tonne avait généré un surcoût de 45 000 € (Midi Libre du 15 mars 2025). Alors, les probables hausses de la TGAP ont de quoi donner le tournis aux gestionnaires du SCH et aux collectivités du territoire qui participent au financement du syndicat. Face à ces tendances, une chose est sûre : « Il ne faut plus enfouir, il faut vraiment que les gens trient les ordures ménagères. On trouve encore, dans les déchets ménagers, trop que choses qui ne devraient pas y être », tranche l’élu. En l’occurrence, lors de premières caractérisations, sur 100 % d’ordures ménagères, « il y avait seulement 30 % de déchets à enfouir ». Aujourd’hui, à l’échelle d’un territoire sur lequel le nouveau schéma de collecte continue de déployer « on voit que les gens trient mieux. Mais il reste encore trop de biodéchets et d’emballages dans les ordures ménagères », relève l’actuel président. Car c’est bien l’enjeu de ce nouveau schéma de collecte,« travailler sur des économies et, surtout, améliorer le tri pour moins enfouir à Soumont ».

Des enjeux financiers importants pour les collectivités

Pour faire face à ces enjeux, « une révision des modes de calculs en fonction de performances » ne serait pas exclue. Traduire qu’une tarification au poids pourrait être envisagée. Car « dans les semaines, les mois et les années qui viennent, la question des déchets sera la plus importante problématique financière des com com. Nous avons eu le courage de mettre en place un nouveau schéma de collecte. » D’ici fin 2027, le déploiement sur les 77 communes devrait arriver à son terme. Mais « ensuite il faudra aller encore plus loin et introduire davantage d’équité avec la tarification incitative ». Aujourd’hui, ce sont les communes qui « ramassent les incivilités », les com com collectent les bacs et le SCH collecte les colonnes de tri. « J’espère que les élus qui seront en place réfléchiront à de possibles mutualisations au niveau des collectes. Le SCH pourrait assurer la collecte, le traitement et l’enfouissement… Aujourd’hui, par exemple, si un camion part du service collecte (de la CCC), à la gare à Aspiran, il collecte Aspiran et Paulhan mais il ne va pas à Campagnan qui est pourtant juste à côté mais sur le territoire de la CCVH. Il pourrait traverser le pont… Il faut rationaliser », analyse Olivier Bernardi en prenant un exemple concret.

Outre le tri à domicile qui est un levier d’économie important, « Il faut absolument utiliser les déchetteries. Il y a de nombreuses filières et la plupart des volumes qui arrivent en déchetteries sont valorisables, ce sont des ressources », insiste-t-il.

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