Incendie mortel à Sète : ce que l’on sait sur le drame qui s’est joué au petit matin rue Mario-Roustan

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Un incendie mortel s’est déclaré ce mardi 28 avril aux alentours de 6 heures à Sète. Il a fait deux morts et deux personnes blessées. Les victimes auraient été "piégées" par des grilles anti-intrusions aux fenêtres de leur appartement du rez-de-chaussée. Une cellule psychologique a été mise en place pour venir en aide aux personnes qui ont assisté à une scène effroyable.

Une grande partie du centre-ville de Sète est interdit à la circulation routière depuis 6 h ce mardi 28 avril. En particulier la rue commerçante principale de la ville où s’est joué un drame au petit matin, dans un appartement du rez-de-chaussée d’un immeuble R + 3 du 47 rue Mario-Roustan. Lorsque le feu s’est déclenché, pour des raisons encore inconnues, dans ce studio, deux personnes étaient encore à l’intérieur, a priori deux hommes selon nos éléments recueillis sur place. Des voisins et des travailleurs présents dans le secteur ont tenté de leur venir en aide. En vain.

Les pompiers arrivés sur place avec de nombreux moyens, ont fait face à un incendie particulièrement important au niveau d’un appartement du rez-de-chaussée. Une trentaine de pompiers avec trois véhicules incendie et une dizaine de véhicules dont la grande échelle a été déployée afin d’éteindre les flammes. Les secours n’ont pu que constater le décès des deux victimes sur place. Le feu qui a noirci l’un des étages a ensuite été circonscrit et ne s’est pas propagé au niveau supérieur.

Deux hommes décédés

Parmi les 18 personnes concernées par le sinistre, outre les deux victimes décédées et deux intoxiquées par les fumées et légèrement brûlées ont été évacuées vers le centre hospitalier de Sète. Plusieurs personnes ont dû être évacuées de l’immeuble en proie à d’importantes fumées dans les étages et bloqués dans l’immeuble en raison des flammes au rez-de-chaussée. Une famille de 5 personnes a été évacuée par la grande échelle des pompiers, au dernier étage. Deux autres occupants d’un autre logement par une autre échelle de secours des pompiers et enfin deux derniers habitants ont été sortis par les secours par les escaliers.

« Piégés » par le feu et des grilles anti-intrusions

Les enquêteurs de la police de Sète dont la commissaire Marine Selles se sont rendus sur les lieux. Pour mener les premières constatations sur les circonstances du drame. L’appartement où les deux victimes sont décédées a été protégé d’un drap blanc. En milieu de matinée le Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) est arrivé sur place. L’identité des victimes n’a pas encore pu être établie formellement. Des experts d’un laboratoire de police spécialisé dans la recherche des causes d’incendie de Marseille étaient attendus dans la journée sur les lieux. Les effectifs de la police scientifique vêtus de leur combinaison de protection,  ont démarré leurs investigations dès la fin de matinée. 

D’après nos informations recueillies sur place, les deux victimes se seraient retrouvées « piégées » par l’incendie dans leur appartement dont les fenêtres étaient protégées par des grilles anti-intrusions. Plusieurs personnes sont sous le choc après avoir assisté à une scène effroyable.

Le secteur et l’accès aux immeubles et à certains commerces situés dans le périmètre de sécurité devraient rester bouclés une bonne partie de la journée le temps des opérations d’enquête. Puis interviendra la levée des corps des deux victimes retrouvées sans vie.

Une celle psychologique mise en place

L’élu à la sécurité de la Ville de Sète David Farran s’est rapidement rendu au pied de l’immeuble sinistré. « À mon arrivée, je me suis mis en coordination avec les sapeurs-pompiers du Sdis 34, le capitaine Yann Pérez de la caserne de Sète m’a informé de la situation. Nous avons tout de suite mis en place tout le nécessaire pour pouvoir reloger les personnes de l’immeuble. Anny Tognetti-Lubrano du CCAS (adjointe au maire) m’a rejoint et a mis en place une cellule pour recevoir ces personnes. Nous les avons temporairement mis en sécurité au bar le Tabarys, merci à ceux. Et nous faisons le nécessaire pour les reloger immédiatement ». Neuf personnes pourraient être finalement relogées.

Coupures d’électricité

L’électricité a dû être coupée sur une large zone le temps de l’intervention des secours. Plusieurs rues sont concernées : rue Gaston Escarguel, Mario-Roustan, quai du Général Durand, rue Paul-Valéry, rue Lacan, rue des Trois journées, rue Louis-Blanc et la rue Rapide.

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