Samedi 11 avril, une femme s’est effondrée sur le parking de la gare de Bois d’Oingt-Légny, terrassée par une violente douleur. Malgré de multiples appels, la victime et son compagnon déplorent une prise en charge tardive et une attitude jugée inadéquate de la part des services d’urgence.
Les faits se sont produits vers 11 h 20, à Légny, au nord-ouest de Lyon. Alors qu’elle s’apprêtait à retrouver ses enfants, Yvana s’est brutalement La victime, opérée d’une six mois auparavant, décrit une crise d’une violence extrême à nos confrères du . « J’étais au sol, en train d’agoniser, la tête sous la carrosserie. Je hurlais à la mort », confie-t-elle depuis son lit d’hôpital.
Son compagnon a immédiatement contacté les secours, mais s’est heurté à des refus successifs d’intervention de la part des pompiers
Une attente interminable avant l’arrivée de soins adaptés
« J’avais besoin d’une piqûre. Je me suis sentie comme un chien, j’ai cru que j’allais mourir », témoigne-t-elle. Une ambulance civile a fini par arriver sur les lieux, mais l’absence d’infirmier à bord a empêché toute administration de traitement, rendant le transport de la victime impossible en raison de sa douleur.
Ce n’est qu’après une heure et demie d’attente au sol qu’un infirmier des pompiers a pu intervenir pour soulager Yvana.
« Prise en charge déplorable »
Transportée dans un premier temps à l’hôpital nord-ouest de Gleizé, la jeune femme a été transférée ce lundi à la clinique Charcot, à Sainte-Foy-lès-Lyon, en vue d’une intervention chirurgicale.
Le couple exprime aujourd’hui sa colère face à ce qu’il qualifie de « prise en charge déplorable », estimant que les régulateurs ont douté de la gravité de la situation.
Sollicités par le Progrès, le Service départemental métropolitain d’incendie et de secours (Sdmis) et le Smur n’ont pas encore apporté de réponse.








