"Jusqu’à 7, 8 canettes" de Redbull par jour : un jeune Gardois témoigne de sa consommation de boisson énergisante dans l’émission Ça commence aujourd’hui

admin
Par
admin
5 min de lecture
#image_title

Damien Matéo, un jeune homme de 24 ans originaire de Saint-Victor-la-Coste (Gard), a témoigné dans l’émission Ca commence aujourd’hui, qui sera diffusée sur France 2 mercredi 18 mars, sur sa dépendance à la Red Bull.

En mars 2025, au milieu d’un repas de famille, Damien Matéo fait un malaise cardiaque. Aux urgences, on met alors en cause son importante consommation de boissons énergisantes. Un an plus tard, le jeune homme de 24 ans témoigne de cet épisode et de sa dépendance à la Red Bull dans l’émission Ça commence aujourd’hui, diffusée mercredi 18 mars à 13 h 55, sur France 2. Le programme, présenté par Faustine Bollaert, s’intéresse, dans ce numéro, aux cocktails énergisants et sodas, « ces boissons qui ne mettent pas que nos ados en danger ».

À lire aussi : "Vody est de l’alcool camouflé" : pourquoi le gouvernement envisage d’interdire cette boisson très populaire chez les jeunes ?

À lire aussi : L’équivalent de "deux Coca et quatre cafés" : arythmie, tachycardie, addiction… vraiment sans risque les boissons énergisantes ?

« Assurer aussi bien au boulot qu’en soirées »

Damien Matéo, originaire de Saint-Victor-la-Coste et résidant aujourd’hui à Caderousse (Vaucluse), a lui commencé à consommer ce genre de breuvages à l’âge de 19 ans. « Je travaillais mais le reste de mes potes étaient étudiants. Mon métier étant prenant, je n’avais plus forcément l’énergie pour sortir après », relate celui qui travaille dans le secteur de l’hospitalisation à domicile. Pour « assurer aussi bien au boulot qu’en soirées », il se met alors à boire de la Redbull, « jusqu’à 7, 8 canettes par jour ». Il lui arrive de combiner avec du guronsan, un traitement destiné à combattre la fatigue passagère, le manque d’énergie. « Je sentais mon cœur battre vite, anormalement mais j’aimais me dire que j’allais être en forme toute la journée », explique-t-il.

Quelles conséquences sur la santé ?

Dans un article du Parisien, l’addictologue Laurent Karila indiquait que le problème des boissons énergisantes, "c’est la dose de café à l’intérieur. C’est l’équivalent de deux à quatre expresso ! C’est ce qui rend dépendant si l’on en consomme trop". Et de citer les principaux effets sur la santé, à savoir la tachycardie, les palpitations, l’hypertension artérielle, les troubles du rythme du cœur. "Un surdosage peut aussi déclencher de l’anxiété chez les personnes vulnérables, des crises de panique, convulsions, insomnies et, sur le plan digestif, nausées, vomissements, douleurs abdominales", complétait-il. Un autre médecin addictologue, Thomas Orban, indiquait, lui, sur RTL Info qu’une "utilisation continue de ce type de produit avec du sucre et de la ca féine peut avoir un côté qui amène à une consommation de type compulsive. On n’est pas dans une véritable addiction […] mais ça devient compulsif si ça devient très très régulier".

Jusqu’à ce que le jeune homme ne fasse un premier malaise sur son lieu de travail, puis un malaise cardiaque il y a un an. « Ça m’a fait peur, confie-t-il, et j’ai arrêté pendant quinze jours. Finalement, j’ai repris, mais je suis passé à deux canettes ». Il avoue tout de même devoir parfois « se cacher » de ses collègues ou des membres de sa famille pour boire sa boisson énergisante préférée. Une dépendance que le Gardois n’est pourtant parvenu à conscientiser qu’en échangeant avec le psychiatre et addictologue de l’émission Ça commence aujourd’hui, Laurent Karila (lire ci-dessus). « Pour moi, l’addiction, c’était uniquement lié à la drogue mais là avec les explications du spécialiste et les autres témoignages, j’ai réalisé que j’avais une dépendance », constate Damien Matéo.

« Maintenant, je connais mes limites »

Qui assurer n’avoir « tiré que du positif » de cette émission tournée en décembre dernier. Au point d’arrêter la Red Bull ? « Ce n’est pas prévu, j’adore trop son goût. Mais maintenant, je connais mes limites ». Ce qui ne l’empêche toutefois pas de mettre en garde : « Ce n’est pas parce qu’on en trouve en supermarché que ce n’est pas dangereux. Il faut rester vigilant sur sa consommation, l’excès n’est jamais bon ».

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr