La juge des référés du tribunal administratif de Paris a ordonné une expertise pour déterminer l’origine des « inondations » qui touchent la discothèque nichée sous le pont Alexandre-III, dans le 7e arrondissement.
La société Le Faust dispose en fait d’une « convention de sous-occupation » avec la Ville de Paris qui l’autorise à installer une « terrasse » de « 300 m²» sur ce « terre-plein » situé « sur les berges de Seine, en aval de la culée [l’appui d’extrémité du pont] gauche du pont Alexandre-III ». En septembre 2023, elle a mis ces locaux à disposition de la société d’exploitation Quai Alexandre, qui y exploite désormais la discothèque Solum Club sous les « voûtes centenaires » du pont parisien.
Quel risque pour la sécurité ?
Mais, depuis la fin de l’année 2024, la discothèque subit « d’importantes inondations à chaque épisode pluvieux », selon les deux entreprises. Elles ont donc saisi la juge des référés du tribunal administratif de Paris pour réclamer une expertise « afin de déterminer l’origine des désordres » et de « proposer des solutions réparatrices ». Elles voulaient même que la Mairie de Paris – qui avait opposé « ses protestations et réserves d’usages » quant à cette mesure – soit « présente » lors de cette expertise.
« La demande d’expertise satisfait le critère d’utilité exigé par le Code de justice administrative » (CJA), confirme la juge dans une ordonnance en date du 16 janvier 2026, qui vient d’être rendue publique.
Un architecte de Suresnes devra donc, d’ici au 2 septembre 2026, rendre un « rapport » dans lequel il donnera « un avis motivé sur les causes et origines des désordres » et déterminera s’ils sont « de nature à compromettre la solidité de l’ouvrage » ou « à présenter un danger pour la sécurité des personnes ».
Il devra également « identifier les responsabilités des intervenants » et « donner son avis sur la nature et le coût des travaux nécessaires pour remédier aux désordres ». Si la responsabilité de la Ville de Paris – qui devra être présente lors de l’expertise – venait à être établie, les entreprises seraient alors fondées à lui réclamer l’indemnisation de leurs « préjudices ».
/MJ et RB (PressPepper)
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