la lanceuse d’alerte condamnée, mais de façon limitée

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Elle n’avait pas été épargnée par la procureure en janvier 2026. Anne Boistard, la lanceuse d’alerte détentrice du compte Instagram Balance ton Agency — qui avait dévoilé plusieurs témoignages de salariés de Paul Marius à l’été 2022 dénonçant un climat de terreur et « un management toxique » — a finalement été condamnée pour diffamation et injure publique*. Mais de façon limitée.

Un total de 23 propos poursuivis

Le tribunal judiciaire de Paris, dans son délibéré rendu ce vendredi 20 mars 2026, estime que la gestionnaire de ce compte Instagram de libération de la parole dans le monde professionnel a nui à l’image de l’enseigne de maroquinerie et de son dirigeant.

Dans cette affaire, peu de témoignages directs de salariés étaient poursuivis. Il s’agissait plutôt de commentaires et réactions repartagées sur le compte Instagram de Balance ton Agency.

Un « tyran manipulateur », pour décrire Florent Poirier, le dirigeant et fondateur de la marque. Une « boîte de merde » ou encore « une mafia »… Au total, 23 propos étaient poursuivis après le dépôt de trois plaintes au mois de novembre 2022, au nom de la société Paul Marius (le groupe FP), mais aussi de Florent Poirier et de sa compagne Marie Poirier-Fauvin, ancienne directrice des ressources humaines de l’entreprise.

Condamnée sur deux propos

Toutefois, comme le précise l’avocate d’Anne Boistard, Me Sandrine Dos Santos, « seuls 2 propos sur les 23 ont été retenus ». En effet, la lanceuse d’alerte est condamnée pour avoir repartagé deux commentaires en story sur Instagram. Les voici :

  • « J’avais bossé dans une boîte toxique il y a quelques années maintenant et j’en étais sortie broyée… Je comprends ce que vivent les employés de cette boîte de merde (chez qui je n’achèterai jamais de sacs). »
  • « Ils m’ont aussi raconté comment F avait ’défoncé’ de ses mains une personne ayant volé un sac. F n’est pas juste colérique, il est sanguin et se vante d’être armé. »

Le terme de « boîte de merde » est jugé injurieux par le tribunal. Concernant la scène de violence décrite dans la seconde publication, Anne Boistard n’a pas pu fournir d’attestation de témoins de cette scène et « l’exception de bonne foi n’a pas pu être retenue », précise son conseil.

En conséquence, Anne Boistard est condamnée au paiement d’une amende de 500 euros. Elle devra aussi s’acquitter du paiement de 500 euros de dommages et intérêts à la société Paul Marius, de 1 000 euros à Florent Poirier et de prendre en charge les frais de justice engagés par la partie adverse.

Le tribunal ordonne également le retrait des deux publications.

Anne Boistard « quand même rassurée »

Au téléphone, Anne Boistard se dit « quand même rassurée », malgré sa condamnation. Me Dos Santos note une « décision très positive ». Elle indique que sa cliente a l’intention d’interjeter appel.

Contactés, Florent Poirier et son conseil n’ont pas encore répondu à nos sollicitations.

(*) Cette peine est susceptible d’appel. Tout justiciable demeure présumé innocent tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

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