La requête de réintégration de l’ancienne directrice de l’OPH, Magali Bordja, a été rejetée par la justice

admin
Par
admin
5 min de lecture

L’ancienne directrice de l’OPH de Béziers, Magali Bordja, a tenté de faire annuler la délibération du conseil d’administration prise au mois de février. Elle a échoué dans sa démarche auprès du tribunal administratif de Montpellier qui a rendu son ordonnance ce mardi 24 mars. Elle est mise en cause dans une vaste affaire de harcèlement du personnel de cette institution sociale de Béziers.

L’ancienne directrice de l’OPH Béziers Méditerranée, Magali Bordja, a déposé une requête devant le tribunal administratif de Montpellier. « Elle a demandé à la justice administrative de suspendre son licenciement pour faute grave, mais aussi de suspendre la nomination de sa remplaçante qui date du 27 février dernier », a défendu Me Bazin, son avocat. Et il poursuit : « Elle a enjoint le président du conseil d’administration de l’OPH, Robert Ménard, de la réintégrer dans ses fonctions dans un délai de quinze jours parce qu’elle bénéficie de la présomption d’innocence et qu’elle a été licenciée sans préavis ni rémunération. » Magali Bordja a fait savoir qu’elle avait reçu un solde de tout compte de 25 500 € et qu’elle ne pourrait bénéficier du chômage que fin août…

La justice a rejeté sa demande dans sa globalité et rendu une ordonnance ce mardi 24 mars.

Le tribunal a motivé sa décision

Pour l’avocat de la défense de l’OPH : « Le motif de rejet de la requête est lui-même intéressant : alors qu’elle bénéficiait d’une présomption d’urgence, le juge des référés admet le renversement de cette présomption compte tenu, non pas des ressources de Madame Bordja, mais du second motif, plus spécifique encore, qui consiste dans le fait qu’il y va de l’intérêt général qui s’attache au bon fonctionnement des services de l’OPH de ne pas statuer en urgence. »

Des plaintes contre la directrice et l’OPH

Le 30 janvier 2008, Magali Bordja est recrutée par l’OPH en qualité d’agent en charge du contentieux. Après avoir exercé différentes fonctions, elle est nommée directrice générale de l’établissement social en 2020. De nombreuses plaintes sont déposées à partir de cette date pour des faits de harcèlement au travail. On compte aujourd’hui 13 plaintes devant les prud’hommes, mais aussi trois autres dossiers en suspens la concernant. Le 14 octobre 2025, la directrice est suspendue de ses fonctions à titre conservatoire et avec maintien de son salaire pour une durée de quatre mois. Elle est licenciée pour faute grave le 6 février 2026. De nombreuses personnes ont fait part de son management qui serait toxique auprès de la présidence de l’OPH, mais aussi lors de plusieurs enquêtes internes diligentées auprès d’enquêteurs indépendants.

Elle n’a pas eu la parole en dernier

Par ailleurs, « la directrice licenciée a invoqué le fait qu’elle n’avait pas eu la parole pour se défendre dans les règles requises », a insisté Me Bazin. Mais la défense de l’OPH répond : « Le conseil d’administration ne saurait nullement être assimilé à un conseil de discipline. Si Mme Bordja n’a pas eu la parole en dernier, elle-même et son conseil ont été en mesure de présenter des observations tout au long de la réunion et elle a bénéficié des plus larges garanties en matière contradictoire. »

Et d’ajouter encore dans ses conclusions : « Le principe de loyauté était bien présent, étant précisé que la loyauté et la protection de Mme Bordja ont même été renforcées et que contrairement à ce qu’elle soutient, aucune pression n’a été exercée, ni aucune personne ne fut interdite de témoigner. »

Pour rappel, l’enquête menée par le cabinet Thalis n’a pas manqué de faire l’objet de critiques. Cette enquête a permis à de nombreuses personnes de s’exprimer de manière anonyme ou pas sur l’ambiance au travail au sein de cet organisme social. « L’enquête menée méthodiquement avait pour but d’éclairer le conseil d’administration et à aucun moment la requérante n’a usé de la faculté de produire le moindre témoignage des personnes dont elle dit regretter qu’elles n’aient pas été entendues ». Il a été enfin rappelé au tribunal que la réintégration éventuelle de la directrice provoquerait la paralysie de l’office.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr