la terrible agression de Jacqueline, 88 ans, dans son appartement à Paris

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Sur l’écran de la cour d’assises de Paris, le visage projeté est méconnaissable. L’œil est noir, la mâchoire fracassée. « J’ai vu que plusieurs jurés n’ont pas osé regarder toutes les photos, mais je vous assure qu’en vrai, c’était bien pire », relate devant le tribunal la belle-fille de la victime. Jacqueline, âgée de 88 ans au moment des faits, a été très brutalement agressée par un voleur qui s’était introduit chez elle. L’individu, jugé depuis mardi, aurait même essayé de la tuer. Si l’octogénaire est décédée depuis maintenant plus d’un an, ses proches ont relaté son calvaire ce mercredi 15 avril 2026.

« On a foncé chez elle »

Pour le fils de Jacqueline, tout commence par un appel reçu à la mi-journée le 15 août 2023. Si le numéro de téléphone de sa mère s’affiche, la voix au bout du fil est méconnaissable. Un ton rauque et une profusion de paroles confuses. « On a foncé chez elle », relate son fils. « Pendant tout le trajet, je continuais à lui parler et j’essayais de comprendre », témoigne sa belle-fille.

Ils ne le savent pas encore, mais 24 heures avant, Jacqueline a vécu l’horreur. Dans l’après-midi, alors qu’elle rentrait chez elle dans le 7e arrondissement, un l’homme l’a suivie jusqu’à son domicile. Prétextant un décès dans l’immeuble, il est entré avec l’octogénaire et est parvenu à s’introduire dans son appartement. Il s’est alors livré à un déchaînement de brutalité. Après avoir tiré la victime par les cheveux, il a frappé sa tête à plusieurs reprises contre le sol.

L’incroyable courage de la victime

L’agresseur ne s’est pas arrêté là. Il a saisi la victime à la gorge. « J’ai senti que la vie s’en allait », témoignera Jacqueline durant l’enquête. « Maintenant, ça suffit », est parvenue à lancer la victime dans un filet de voix à son agresseur, qui stoppe son geste. Il est finalement reparti avec des bijoux, des cartes bancaires, des chéquiers et une pendule Louis XVI. Il a laissé l’octogénaire dans un état second. Ce n’est qu’une journée après qu’elle est parvenue à joindre son fils. Est-elle restée inconscience durant tout ce temps ? La question est au centre des discussions, car la défense conteste la qualification de tentative de meurtre retenue par le juge d’instruction.

Arrivée sur place, la famille tombe sur une scène terrible. L’appartement est sans dessus dessous. « C’était sans dessus dessous. Il avait fouillé le frigo et jeté de la nourriture par terre », relate le fils. Des traces de sang sont sur le matelas et le sol. « On a retrouvé ses dents au pied du lit », souffle la partie civile. Dans le box, Salim S. reste le regard fixé vers le sol.

« Il aurait mieux fait de m’étrangler complètement »

Très vite, Jacqueline est prise en charge par les secours. Elle est interrogée à plusieurs reprises. Décrite comme une « femme de caractère », cette ancienne employée d’industrie n’est plus que l’ombre d’elle-même. « Je ne vis plus comme avant. J’étais autonome alors que là j’ai toujours peur de faire une chute. J’ai la hantise de sortir. Je préfère rester chez moi, Il y a une espèce d’enfermement moral. L’agression m’a changée physiquement. Le moral est très atteint. Je me dis qu’est ce que je fais là. Il aurait mieux fait de m’étrangler complètement. Je me dis parfois ça », abonde-t-elle au juge d’instruction.

L’état physique de la victime se dégrade peu à peu. Ses proches viennent l’aider quasiment tous les jours pour faire ses courses. Jacqueline se retrouve finalement placée en Ehpad. En mars 2025, elle décède d’un arrêt cardiaque. Pour son fils, son agression a joué un rôle important dans le déclin de sa mère.

La question de la responsabilité pénale

Le témoignage de Jacqueline est également décortiqué par les juges et jurés, car il est d’importance pour la décision de la cour d’assises. La question de la responsabilité pénale de l’accusé est au centre des débats. Trois expertises psychiatriques se sont contredites durant l’enquête. L’une parle d’un discernement altéré, l’autre d’une « simulation » de Salim S. et la troisième évoque une forte altération. « Il passe d’une chose à l’autre. Il n’y avait aucune cohérence dans ses actes », a relaté l’octogénaire lors d’une audition. À l’inverse, elle parle de l’accusé comme d’un homme « très fin » et « très sournois ». Salim S. est par ailleurs jugé dans ce dossier pour un autre vol avec violences commis sur une femme âgée.

Ce mercredi après-midi, les experts doivent être entendus. Le verdict est attendu ce vendredi. L’accusé encourt la perpétuité.

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