Médicaments génériques : à la traîne, la France pourrait économiser 800 millions d’euros, assurent les industriels

admin
Par
admin
3 min de lecture

La France est un des pays d’Europe qui consomme le moins de génériques, indique Alma, syndicat des industriels du générique : ils représentent 44 % des médicaments prescrits, contre 79 % au Canada et 84 % en Allemagne.

C’est un « paradoxe inexplicable » : « Dans de nombreux pays en Europe, les médicaments génériques sont largement utilisés. Pas en France. Quand en Allemagne 84 % des médicaments prescrits sont des médicaments génériques, leur part est de 44 % » chez nous, indique le syndicat des industriels des médicaments génériques, dans une conférence de presse organisée ce mercredi à l’occasion de son changement de nom, Alma.

Aujourd’hui, 28 millions de Français se soignent chaque année avec des génériques, « 40 % moins chers » que les autres, ce qui génère « 2,5 milliards d’économies », assure Alma.

Alma, syndicat des industriels des médicaments abordables, un groupe de médicaments qui inclut les génériques, est issu du Gemme, créé en 2022. Il rassemble 26 adhérents et est présidé par Sébastien Michel. « Chaque point (NDLR : de part de marché) gagné équivaudrait à 20 millions d’euros d’économies pour le système de santé ! », assure Sébastien Michel, qui estime le gain potentiel annuel à 800 millions d’euros.

Pourtant, les entreprises concernées regrettent de ne pas être encouragées, leur « modèle économique est en péril », disent-elles, sous le coup de « politiques visant à maîtriser la dépense publique, à travers des baisses de prix répétées, une fiscalité confiscatoire, une répartition déséquilibrée des efforts et de nouvelles contraintes réglementaires ».

10 % de la dépense

Les génériques français sont, assure Alma, « 41 % moins chers que la moyenne européenne ».

« 70 % des volumes des médicaments abordables pour 10 % de la dépense, l’équation n’est plus soutenable », calcule Alma, qui assure que « 80 % des aires thérapeutiques sont couvertes ».

Dans le même temps, les industriels du générique estiment que « 0,5 % des médicaments les plus onéreux concentrent à eux seuls près d’un tiers de la dépense remboursée ».

« Rétablir une fiscalité cohérente », « accélérer le développement des médicaments moins onéreux à efficacité égale, stopper la spirale de dépréciation des prix », « reconnaître le rôle stratégique de l’hôpital » où « les médicaments à un prix abordable jouent un rôle central »… une « feuille de route » en quatre points a été proposé au gouvernement.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr