Une jeune femme de 28 ans, originaire de Cholet (Maine-et-Loire), a été jugée lundi 13 avril 2026 par le tribunal correctionnel d’Angers, après avoir été retrouvée plus de deux mois après son évasion d’un centre de désintoxication situé en Loire-Atlantique, rapporte Le Courrier de l’Ouest.
Une fuite entamée fin janvier
Le début de cette affaire remonte à la date du 31 janvier 2026, comme le rapportent nos confrères : la jeune femme exécutait à ce moment une peine d’emprisonnement au sein d’un centre de désintoxication.
À l’audience, la prévenue a expliqué être partie « sur un coup de tête ». Selon Le Courrier de l’Ouest, elle a déclaré : « Je me suis dit que j’allais boire une bière et que je rentrerai quand l’alcool serait redescendu. Mais j’ai voulu en boire d’autres. » La fuite s’est finalement prolongée bien au-delà de ce qu’elle avait initialement annoncé.
Durant cette cavale, la jeune femme aurait vécu dans la rue ou dans des squats, toujours d’après le journal local. Elle n’a été retrouvée que le 9 avril 2026 à Cholet, lorsque des policiers de la brigade anticriminalité l’ont repérée assise sur un pas-de-porte.
Les fonctionnaires ont alors constaté qu’elle se trouvait en état d’ivresse et qu’elle faisait l’objet de trois fiches de recherche, dont une pour évasion, complète Le Courrier de l’Ouest.
Une interpellation tendue et un profil social très fragile
L’interpellation a ensuite donné lieu à d’autres poursuites. Placée en garde à vue, la jeune femme aurait refusé de se soumettre au dépistage d’alcoolémie et aurait craché à deux reprises sur les policiers.
À l’audience, son parcours et sa situation personnelle ont également été évoqués. Le président du tribunal a décrit une situation sociale « difficile ». La prévenue souffrirait de bipolarité et d’alcoolisme, indique Le Courrier de l’Ouest.
Elle a confié : « Tous ces problèmes me travaillent… Mes enfants, les hommes, la violence. Je m’en veux énormément que mes enfants soient placés, c’est pour ça que je bois. Je suis bien consciente qu’il me faut un suivi », cite la rédaction sur place.
Son avocate a, de son côté, insisté sur les tentatives déjà engagées pour l’aider. « Des mains tendues, « il y en a eu à plusieurs reprises » », a-t-elle reconnu, avant de souligner, selon Le Courrier de l’Ouest, que les soins restaient pour sa cliente une épreuve lourde à affronter.
Elle a estimé qu’il s’agissait de « tentatives répétées » et qu’il fallait espérer que l’une d’elles aboutisse.
Une troisième comparution pour évasion depuis 2020
Le dossier a aussi mis en lumière la répétition des faits. La magistrate du parquet a rappelé, toujours selon Le Courrier de l’Ouest, qu’il s’agissait de la troisième comparution de la Choletaise pour évasion.
Une première affaire remontait à 2020, une deuxième à juillet 2025. Le parquet a requis une peine de deux ans d’emprisonnement.
Le tribunal correctionnel d’Angers a finalement prononcé une peine de 18 mois de prison, soit une sanction inférieure aux réquisitions. La jeune femme a été maintenue en détention. Elle a également reçu l’interdiction de paraître à Cholet pendant deux ans, rapporte Le Courrier de l’Ouest.
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