l’ado devait filmer les ébats sexuels de sa mère et de son beau-père

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En comparaison, un séjour chez les Thénardier aurait le goût du miel. Jeudi 26 mars 2026, un couple a été lourdement condamné par le tribunal de Versailles. Condamné pour l’insoutenable corruption d’une adolescente de 16 ans et pour avoir compromis la santé, la sécurité, la moralité et l’éducation de trois autres enfants.

Autant l’écrire tout de suite. Cette histoire, qui s’est déroulée entre mars 2024 et mai 2025 à Saint-Cyr-l’École (Yvelines) est plus que sordide. Elle a vu le jour suite à un signalement à la Crip, la cellule de recueil des informations préoccupantes.

Un soir…

À quelqu’un, la victime, que nous appellerons Isabelle, raconte avoir eu une enfance compliquée. Son père, chauffeur routier dans la Nièvre (dép. 58), a tenté de s’en prendre sexuellement à elle. Par la suite, c’est son beau-père, un Coréen prénommé Brice qui s’est attaqué à elle. Le tout, avec la complicité de sa propre mère, Aurélie.

Le fait majeur a eu lieu un soir, dans l’appartement familial. Brice, 47 ans, et Aurélie, 41 ans, ont un rapport sexuel. Isabelle, 16 ans, entre dans la chambre. L’homme lui demande de tout filmer. La mère ne dit rien. Des préliminaires jusqu’à la fin de l’acte, assise sur le bord du lit, l’adolescente enregistre la scène.

Des messages ignobles

Dans les semaines qui vont suivre, Brice va échanger avec Aurélie par messages. Il va aussi le faire un ami, un certain Oasis. Il n’a qu’une envie : avoir un rapport avec l’adolescente.

Ces échanges, le président du tribunal va en lire une partie. Tous sont odieux et expriment clairement cette intention de viol. Ils montrent aussi que la propre mère d’Isabelle encourage Brice dans ce sens. Elle l’incite même à se rendre dans sa chambre pour s’en prendre à elle. D’échange en échange, lui monte en intensité dans l’horreur. Il en vient même à envisager des choses à trois, avec Aurélie ou son fameux ami Oasis.

Cette lecture a littéralement donné envie de vomir dans la salle du tribunal. Nous avons choisi de vous en épargner le détail.

À cette nausée, a succédé une véritable sidération. Car ni Brice, ni Aurélie, ne semblent avoir pris la mesure des choses.

Il accuse l’ado

Pour cet ancien parachutiste militaire, ex-policier et agent de sécurité aujourd’hui, la compréhension du délit n’est pas acté. D’ailleurs, à l’écouter, Isabelle serait presque fautive. « Il y a eu de l’excitation, entre guillemets. Mais trop. Mais c’est elle qui nous surveillait. Elle nous regardait par le trou de la serrure. Elle se montrait devant moi dans des tenues. »

Aurélie assure s’être sentie mal à l’aise.

« On lui a dit de ne pas faire ça, mais elle revenait. Alors, Monsieur l’a invité à rentrer dans la chambre. Il lui a dit : puisque t’es curieuse, regarde ce que je fais à ta mère. Je n’étais pas d’accord, mais je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Je n’ai rien dit. »

« Vos gueules, j’ai cours demain ! »

Isabelle aurait raconté autre chose aux enquêteurs. Notamment ces soirées où elle invectivait le couple qui faisait trop de bruit. Les « vos gueules, j’ai cours demain », étaient monnaie courante.

Comme si cela ne suffisait pas, on découvre alors que Brice a partagé cette fameuse vidéo à son ami Oasis. Pour s’expliquer, il assure « ne pas avoir obligé à filmer. J’ai des défauts, mais on voit bien sur la vidéo que c’est la maman qui incite les choses. »

Le juge tord immédiatement le cou à cette idée, comprenant bien que chacun va tenter de se renvoyer la balle. Il lit alors la retranscription des paroles sur la séquence filmée. Et le doute n’est plus permis.

Tremblante comme une feuille, livide, Aurélie assure qu’elle s’était imposé un seuil à ne pas franchir dans sa tête. « Il était complètement excité par ma fille. On se connaissait depuis un peu plus d’un mois. Je ne l’aurais pas laissé faire… Pas par devant. »

« Mais Madame, dans les messages, vous la livrez complètement à lui ! », s’empourpre le juge.

Aurélie ne sait pas quoi répondre. Elle fixe d’un regard éteint le vide devant elle. Et elle murmure : « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait et dit tout ça. Je suis tellement désolée pour ma fille. »

Brice, de son côté, assure que l’alcool a peut-être joué en sa défaveur.

Le président constate : « Et après, on s’étonne des conséquences pour une jeune fille en pleine construction… »

La pornographie omniprésente

Car Isabelle n’était pas seulement un « objet sexuel » pour le couple. À l’angle de son éducation, c’était l’impasse. Brice consommait de la pornographie à outrance, attiré par les rapports intrafamiliaux. Lui comme Aurélie n’ignoraient pas que l’adolescente passait une grande partie de ses journées sur des sites interdits aux moins de 18 ans. Sur son téléphone, les enquêteurs ont retrouvé 300 vidéos téléchargées. Sans parler de l’historique des recherches. Aucun contrôle de quoi que ce soit.

Orphelins d’une éducation

Pas de ligne directrice… C’est ce qui dominait dans cette famille. Les trois autres enfants, âgés de 10 ans, 13 et 15 ans, issus de trois lits différents, étaient en roue libre. Orphelins d’une éducation. Pas de suivi scolaire, des absences à répétition, un suivi médical aléatoire, une hygiène douteuse, des vêtements sales et des matelas posés à même le sol dans les chambres…

À cela, Aurélie, surendettée jusqu’au cou, ayant perdu son emploi au supermarché, avoue : « Je ne me trouve aucune excuse. Je n’arrivais plus à gérer mes enfants. Je me suis laissée dépasser. Je n’avais plus d’argent. Plus d’électricité. Des dettes de loyer. On allait se laver chez mes parents. »

L’avocat des enfants ne va pas s’en émouvoir. Il va souligner cet abandon et le surligner. « Isabelle le dit : Brice m’a demandé de filmer, comme si c’était un film pornographique. Au début, je me suis bandé les yeux. Et puis, je me suis dit… Merde ! Je regarde bien des films pornos. Voilà où nous en sommes rendus. »

Et de poursuivre :

« Ce couple est à la limite d’accuser Isabelle. Mais il faut redescendre sur terre ! Les adultes, ce sont eux ! Ce sont eux qui doivent dire non ! »

Raphaël Pacouret, avocat des enfants

Le maximum requis

Scandalisée, la procureure de la République prévient que la loi prévoit une peine de 5 ans pour ces faits. C’est le maximum. Brice et Aurélie, sont inconnus de la justice. Pas de casier. Et pourtant, face « à ces images qui donnent envie de vomir », la magistrate ne va pas faire dans la dentelle. « Je réclame ces 5 années de prison ! »

Dans un dernier sursaut, Brice se dit « désolé de l’histoire. On a fait une bêtise. On aurait dû dire stop. »

Aurélie enchaîne :

« J’ai pris conscience de la souffrance de ma fille. Je ne me vois pas sans voir mes enfants. Pitié. Ne me séparez pas d’eux. »

Tard dans la soirée, la sentence tombe. Le tribunal prononce une peine de 4 années de prison, avec maintien en détention. Aurélie se voit retirer totalement son autorité parentale sur Isabelle. Toute activité en lien avec des mineurs leur est interdite pendant 10 ans. Leurs noms sont désormais inscrits au fichier des délinquants sexuels.

Retirés à leurs parents, les enfants ont été placés en foyer.

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