"Le club est la première victime" : accusé de fraude fiscale et détournements, l’ASBH devant la justice à Béziers

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Mardi 14 avril, l’ASBH sera présente devant la justice. Le club de rugby historique de Béziers est poursuivi, avec ses deux dirigeants de l’époque, Cédric Bistué et Pierre-Olivier Valaize, pour fraude fiscale, abus de bien sociaux et faux en écriture. Ils encourent des amendes pour des faits qui remontent à une période qui s’étend de 2014 à 2018.

La mauvaise gestion du passé, au club de rugby de l’ASBH, refait surface devant la justice. Ce mardi 14 avril, les anciens dirigeants, leurs sociétés et le club se retrouveront confrontés au tribunal de Béziers. Huit ans après les faits reprochés et alors que les dirigeants du club de rugby de Béziers ne sont plus les mêmes.

L’ASBH victime des dirigeants

« Deux anciens dirigeants de l’ASBH sont convoqués devant le tribunal correctionnel », confirme le club. Il leur est reproché de la fraude fiscale, mais aussi des abus de biens sociaux, notamment au détriment de l’ASBH, sur une période ancienne s’étalant de 2014 à 2018. « Plusieurs sociétés, dont l’ASBH, qu’ils dirigeaient à l’époque des faits, sont également convoquées dans cette procédure », poursuit le club.

« L’ASBH répondra à toutes les sollicitations de la justice relative à cette période révolue ». Et Me Grégoire Mercier, l’avocat du club de rajouter : « Le club est avant tout la première victime des agissements en question dans ce dossier. C’est de tout ça que l’on discutera lors de l’audience devant le tribunal. » La direction actuelle souhaite rappeler : « La gouvernance et la gestion du club ont depuis évolué, avec la mise en place de pratiques fondées sur la rigueur, la transparence et la pérennité. »

À l’aube de l’été 2020, un bénévole du club découvre qu’une facture a été émise à son nom. Il dépose plainte car il ne comprend pas que son nom puisse ressortir dans la comptabilité de l’ASBH, qui plus est pour une prestation mélangée à d’autres et qui ont été facturées 230 000 € au club. L’enquête diligentée par le parquet de Béziers est menée et les limiers de la brigade financière vont découvrir de vastes montages financiers qui servent à des supposés détournements de fonds, de la fraude fiscale et des abus de biens sociaux.

Vendue une première fois pour 1 € symbolique et une seconde fois pour 350 000 € !

Sont mis en cause, Cédric Bistué, mais aussi Pierre-Olivier Valaize, les coprésidents de l’ASBH et les sociétés SARL Passion Ovalie, SCP Nomades et la SASP Béziers Rugby. Les faits incriminés sont circonscrits aux années 2014 à 2018. Durant toutes ces années, de nombreux arrangements financiers sont mis en place pour décaler les paiements de la TVA, favoriser des sociétés sans salarié et aussi facturer des services sans fondement. Si ce n’est des détournements supposés de fonds. On a, par exemple, vendu la brasserie « Côté vestiaires » à deux reprises. Une première fois pour 1 € symbolique et une seconde fois pour 350 000 € !

L’ASBH risque toujours des amendes

Depuis le début de cette affaire, l’ASBH a déjà soldé une partie de sa dette. Elle a réglé au fisc les montants de TVA qui avaient été fraudés, ainsi que les amendes qui vont avec. Reste que dans de pareilles affaires, il faut toujours poursuivre les dirigeants ainsi que leurs sociétés pour tenter de récupérer de l’argent. Aujourd’hui, le club de rugby risque toujours une amende parce qu’il est poursuivi en tant que personne morale. À quelques semaines de la présentation du dossier annuel devant le gendarme financier de la Ligue nationale de rugby, l’Autorité de régulation du rugby (A2R), cela pourrait être un problème. « Je vais plaider pour qu’il n’y ait pas d’amende car, comme je l’ai déjà dit, le club est une victime », précise encore Me Mercier.

Nous ne sommes pas parvenus, malgré nos sollicitations, à joindre Me Frédéric Simon, l’avocat de Cédric Bistué, pas plus que le représentant de Pierre-Olivier Valaize.

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