Le maire de Montfaucon, Olivier Robelet, a envoyé un courrier à la préfecture du Gard pour faire part de son opposition à un arrêté inter-préfectoral qui concerne le plan d’épandage sur sols agricoles des boues de la station de traitement des eaux usées de Charleval sur certaines communes du Gard et du Vaucluse.
Suite à un arrêté inter-préfectoral (Gard et Vaucluse) du 12 janvier 2026, qui concerne le plan d’épandage sur sols agricoles des boues de la station de traitement des eaux usées de Charleval sur les communes de Le Thor, Châteauneuf-de-Gadagne pour le Vaucluse, puis Les Angles, Montfaucon, Roquemaure et Saint-Victor-la-Coste pour le Gard, Olivier Robelet, maire de Montfaucon a envoyé un courrier au préfet du Gard pour faire part de son profond désaccord, jeudi 9 avril.
« Je m’oppose totalement à cette opération en écho à la saisine des juridictions compétentes de plusieurs communes du nord de la France pour des problèmes de PFAS constatés dans l’eau potable de ces collectivités, suite à des épandages de boues de stations de traitements d’eaux usées ».
« Que chacun garde ses déchets »
Olivier Robelet fait ici référence à l’enquête judiciaire ouverte en janvier à Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour déterminer les causes de la pollution aux PFAS (composés per- et polyfluoroalkylés également appelés « polluants éternels ») dans l’eau du robinet de quatre villages de la Meuse. « Ils ont eu de l’eau non potable à cause des PFAS, je ne veux pas de ça à Montfaucon, que chacun garde ses déchets », ajoute le maire de Montfaucon.
De plus, Olivier Robelet affirme n’avoir eu « aucun renseignement de la part de la préfecture, ni d’explication. J’ai essayé de les joindre plusieurs fois mais ils ne sont jamais disponibles ».






