L’ex-boxeur Bastien Ballesta dirige avec Michel Martinez, son beau-père, la brasserie Premier round, dans la galerie marchande de l’hyper marché Auchan, à Béziers. Un lieu chargé d’histoire qui fait la part belle à la famille, aux amis et bien entendu, à la boxe.
Sur les murs sont affichées des dizaines de photos de famille, des vues de la ville de Béziers et, bien entendu, une kyrielle d’images de boxe. Il est 11 h, ce vendredi matin, dans la brasserie Premier round, en plein centre de la galerie marchande de l’hypermarché Auchan. Derrière le comptoir, tout sourire, Michel Martinez et Bastien Ballesta accueillent les visiteurs.
Dans la vaste salle et en cuisine, le personnel commence à s’activer afin de préparer le service de midi. Mais depuis le matin et l’ouverture du bar, à 8 h, la machine à café bat son plein, clients et habitués de l’établissement se croisent sans cesse. C’est désormais ici, et en famille, que depuis bientôt six mois, Bastien Ballesta dispute le premier round de sa vie en dehors des rings.
« Mon grand-père tenait l’animalerie qui était en face de la brasserie »
L’ancien boxeur a définitivement tourné la page du noble art et c’est grâce à Michel Martinez, son beau-père, qu’il réalise son rêve de gosse. Car cette brasserie, il la fréquente depuis qu’il est tout jeune : « Mon grand-père tenait l’animalerie qui était, à l’époque, en face, raconte Bastien Ballesta. D’ailleurs, ce n’était pas encore Auchan, mais Mammouth. J’avais cinq ou six ans. Je me souviens que je me baladais seul dans la galerie. Tout le monde me connaissait. J’étais toujours fourré au magasin de jouets ou à celui de bonbons. Dédé Anglade était le patron du bar, il suivait la carrière de mon père, Patrick. Je venais tout le temps ici. »
Père et fils n’ont d’ailleurs jamais perdu l’habitude de débarquer à la brasserie : « Mon père passe chaque jour boire son café et, quand nous avions terminé mes entraînements, nous nous retrouvions ici, se marre Bastien. En fait, je m’étais toujours dit qu’à la fin de ma carrière de boxeur j’aurais une brasserie. »
« Le professionnel, c’est lui »
Quand il apprend que l’établissement qu’il fréquente depuis tant d’années est à la vente, il en parle à Michel Martinez, bien connu à Béziers et au Cap d’Agde, où il a tenu des affaires, travaillant depuis quarante-deux ans dans le milieu des bars et de la restauration : « L’affaire me paraissait trop importante pour moi, il fallait aussi la redynamiser et je ne me sentais pas capable de le faire seul », explique Bastien Ballesta.
Il n’en faut pas plus pour que les deux hommes tentent l’aventure main dans la main. Quelques mois plus tard, ils prennent la tête de la brasserie, Michel Martinez apportant un savoir-faire rare : « Le professionnel, c’est lui, sourit Bastien. J’en apprends tous les jours. Aujourd’hui, chacun a trouvé sa place. Ce n’est que du bonheur et j’aime travailler en famille. Carline, mon épouse, vient d’ailleurs nous donner un coup de main. »
Un service rapide, des plats abordables (13,90 €, le plat du jour), renouvelés quotidiennement, chaque midi, du lundi au vendredi. À la brasserie Premier Round, les clients en quête d’un lieu où règne « une ambiance familiale, conviviale et où il y a une vraie histoire » trouvent leur place.







