l’épouse du gendarme de Saint-Vaast est une assistante maternelle

admin
Par
admin
4 min de lecture

Face au silence des autorités à propos du gendarme de la caserne de Saint-Vaast-la-Hougue poursuivi pour détention d’image pédopornographiques, quatre mamans du Val de Saire ayant fait appel aux services de son épouse – une assistante maternelle agréée pour plusieurs enfants et qui a effectué des gardes dans le périscolaire. – ont réclamé une enquête approfondie.

Des enfants gardés dans le logement du couple

En effet, au cours des sept dernières années, leurs enfants ont pu côtoyer le militaire dans le logement du couple situé dans la brigade de gendarmerie saint-vaastaise. « Avec le bouche à oreille, l’information nous est quand même parvenue malgré la volonté d’étouffer l’affaire », explique Justine (*), une des mamans en question que La Presse de la Manche a pu rencontrer hier matin.

Après la dernière garde à vue en janvier dernier, l’épouse partageant la vie du gendarme depuis de nombreuses années, a fait cesser brusquement les contrats de garde à domicile des enfants dont elle avait la responsabilité. Face aux parents dans l’incompréhension et toujours selon la cellule investigation de Radio France, elle invoque alors le burn-out professionnel de son compagnon et son intention de démissionner de la gendarmerie. Une version qui n’a pas convaincu la plupart des familles des enfants gardés au domicile du couple.

Face à la volonté des autorités de dissimuler l’affaire, hier dans les rues de Saint-Vaast-la-Hougue la stupéfaction était de mise. ©Sébastien LUCOT

Déterminées, elles ont saisi « une autorité plus haute que celle du procureur » pour obtenir des réponses à leurs inquiétudes. «Nous n’avions pas le profil de cet homme et nos interrogations sont légitimes», se défend Marie (*), une autre des mères de famille concernées. «Il y avait beaucoup de ragots et nous, on était laissé-pour-compte.»

En réponse à la mobilisation de ces familles, récemment Joël Garrigue, procureur de Caen, a apporté des précisions à nos confrères de France Info : « Je comprends l’inquiétude que peut représenter l’annonce de cette procédure parmi les familles, mais il ressort des auditions et des constatations techniques (les images retrouvées ou effacées, les requêtes réalisées pour les recherches) que le suspect était à la recherche d’images d’adolescentes ou de préadolescentes (10-18 ans) et non d’enfants en très bas âge. C’est pourquoi il n’a pas été procédé à l’identification des familles des enfants confiés à l’épouse de l’intéressé dès lors que les images retrouvées ne correspondaient nullement à ceux que gardait l’épouse. Par ailleurs, une grande partie des images retrouvées était déjà connue des bases de données tenues par les services spécialisés dans la cybercriminalité. »

Une réponse qui rassure, en partie, les deux mamans rencontrées. Malgré cette volonté évidente d’étouffer l’affaire pour les autorités, les deux Saint-Vaastaises ne remettent pas en doute les compétences de cette « nounou » : «Elle était géniale avec les petits», se remémore Marie, qui a placé son enfant lorsqu’il avait entre deux et trois ans, aujourd’hui âgé de 7 ans. « Mais pour moi, elle a menti à tout le monde. »

Nous n’avions pas le profil de cet homme. Il y avait beaucoup de ragots et nous, on était laissé-pour-compte.

Marie Une des mères de famille rencontrées

Ce départ aussi soudain, Justine ne l’a d’ailleurs pas digéré. Elle ne sait pas quoi répondre à son enfant, rempli lui aussi d’interrogations : « Quand on achète quelque chose, comme un cadeau, il me demande si c’est pour la nounou. Cela fait mal », explique-t-elle, avant d’ajouter : «Partir comme cela, cela reste étrange.»

(*) Les prénoms des parents ont été modifiés.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr