« On se sent abandonné de tous. » Ce cri du cœur est celui d’une mère de famille qui habite un immeuble situé allée des Acacias, dans le quartier du Paradis, à Meulan-en-Yvelines.
Dans la nuit du 27 au 28 avril 2026, un incendie s’est déclaré dans la cave du bâtiment vers 1 h du matin. Réveillés par l’alarme incendie, tous les locataires (ou presque) ont quitté les lieux à la hâte, ne pouvant pas regagner leur logement avant environ 4 h 30.
« C’est le deuxième incendie en l’espace d’un mois. Des familles ont été mises en danger, on a frôlé la catastrophe. J’ai préféré quitter mon logement car ça sent fort la fumée et j’ai un enfant asthmatique. J’ai décidé d’aller chez un proche le temps que l’assurance fasse ce qu’il faut. »
« J’ai vu de la fumée qui sortait de la cave »
Victorien, 39 ans, qui habite au rez-de-chaussée avec sa mère, raconte la scène. « L’alarme incendie s’est mise à sonner vers 1 h alors que j’allais m’endormir. J’ai d’abord pensé que c’était une voiture qui brûlait à l’extérieur, ça sentait le cramé. En allant sur le balcon, j’ai vu de la fumée qui sortait de la cave. J’ai tout de suite sonné chez la voisine, et avec son mari on est descendu en bas. Le feu est parti du local poubelles. »
Les deux hommes ont alors eu le réflexe « d’ouvrir toutes les portes » et « d’appeler les pompiers ». « Ils sont arrivés à trois camions vers 1 h 30. Je leur dis un grand merci. Ça ne sentait pas l’essence mais plutôt un produit noir qui a été badigeonné. »
« Les secours nous ont dit de sortir à l’extérieur. Comme ma mère est malade, elle ne pouvait pas bouger. Un pompier est alors venu mesurer l’intensité de la fumée dans l’appartement et nous a dit de garder la fenêtre ouverte. »
« On dormait tous »
Koukouss, sa voisine d’en face, confie de son côté avoir vu « beaucoup de fumée dans l’escalier ». « On a eu peur car on dormait tous sauf ma plus grande fille qui a entendu des objets en train d’éclater. »
Pour Victorien, qui habite le quartier depuis près de trois décennies, la sécurité des locataires n’est plus assurée. « C’est le troisième incendie (un autre aurait notamment eu lieu en plein après-midi, N.D.L.R.) en 2026 ! Peu après dans la nuit, des jeunes ont cramé quatre poubelles à côté d’une voiture. »
« N’importe qui peut entrer et squatter les lieux »
Pour lui, l’origine criminelle de l’incendie dans la cave ne fait aucun doute. Contactée, une source policière nous assure pourtant que l’incendie est accidentel. « Il s’agirait d’un feu de mégots dans une cave », détaille-t-elle.
Alors que de nombreux bâtiments sont en cours de réhabilitation dans le quartier, les habitants du 24, allée des Acacias se sentent délaissés. « Les lumières ne fonctionnent plus, les portes ne ferment plus, aussi bien celle pour entrer dans le bâtiment que celle pour aller à la cave », se désole Victorien.
« N’importe qui peut entrer et squatter les lieux. » « Les interphones sont aussi hors d’usage. »
« Ce bâtiment, c’est le seul du quartier qui est en ruine. Il est souvent pris pour cible ! C’est un squat ! », conclut Victorien.
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