La Vera Cruz a été construite – fidèlement – sur la base de plans du XVIe siècle, pour célébrer les 500 ans de la découverte du Brésil. Monter à son bord, c’est plonger dans le grand passé maritime. À découvrir absolument à l’occasion de sa première participation à Escale à Sète.
Le 22 avril 1500, peu de temps après le retour au Portugal de Vasco de Gama, premier Européen à atteindre les Indes via le Cap de Bonne Espérance, une flotte se présente au large du Brésil. À bord d’un des bateaux, l’explorateur Pedro Álvares Cabral. C’est lui le “découvreur” du Brésil dans ce siècle de conquête des mers et des terres jusque-là inconnues. Sa flotte est composée de caraques à la coque bombée et de caravelles. Avec leurs deux-mâts et leurs voiles triangulaires, latines, les caravelles avaient la capacité de remonter au vent, ce dont n’étaient pas capables les caraques.
Fidèle reproduction des caravelles ayant découvert le monde
C’est à bord d’une caravelle que Bartolomeu Dias franchit le cap de Bonne-Espérance en 1488. Beaucoup de découvertes ou d’exploits (pour l’époque !) de navigation ont été effectués grâce à ce type de bateau. La Vera Cruz, présente pour la première fois à Sète, est une fidèle reproduction de ce genre d’embarcation.
Carnet de bord
Nom : Vera Cruz
Type : caravelle.
Mis à l’eau en 2000.
Pavillon : Portugal.
Port d’attache : Lisbonne.
Longueur : 23,80 m.
Hauteur des mâts : 28.
Surface des voiles : 235 m2.
Nombre de marins à bord : 22.
Cet exemplaire-là a été construit dans le chantier naval portugais de Vila de Conde pour célébrer les 500 ans de la découverte du Brésil. En 2000 donc.
Outil de sensibilisation à l’adresse des jeunes
Appartenant toujours à l’association Aporvela (Association portugaise de formation à la voile), ce voilier d’une petite trentaine de mètres de long ne cesse de former de jeunes Portugais à la navigation sur de vieux gréements. Il accumule d’ailleurs nombre de sorties pour les écoliers afin qu’ils prennent conscience de ce patrimoine historique flottant. Ils seraient des milliers chaque année à voyager à son bord quand la Vera Cruz ne participe pas à de grands rassemblements du genre. Bien entendu, si ce navire-musée est une copie des caravelles ayant sillonné les mers du globe entre le XV et le XVIe siècle, il a dû sacrifier à quelques aménagements modernes de sécurité (comme de bons vieux moteurs) pour avoir l’autorisation de pouvoir naviguer.








