Les bijoux ensoleillés et décalés d’Émilie Labat, "une fille du sud"

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La créatrice vient de déménager son atelier-show room, rue Traversière, dans le quartier Jean-Jaurès.

Elle l’avoue dans un grand sourire : « J’ai 3 000 idées à la minute. » Idées que la bijoutière fixe sur un carnet de dessin avant de se lancer dans leur fabrication. Depuis 2010, Émilie Labat, après des études dans le tourisme et l’aménagement d’espaces commerciaux, crée des bijoux à partir de matériaux naturels. Après avoir posé son atelier au Vaisseau 3008, puis boulevard Gambetta au sein du collectif N58 et au Spot, elle est installée, depuis le mois de novembre, rue Traversière, entre les avenues Jean-Jaurès et Georges-Pompidou. « J’ai beaucoup déménagé, surtout depuis le Covid-19, raconte la Nîmoise, qui a grandi dans le quartier des Marronniers. Mon amie Bénédicte, coiffeuse, a dû quitter son salon de la rue Emile-Jamais. Comme ce local s’y prêtait, nos chemins se sont croisés. »
Là, « dans le calme et la lumière », la jeune femme cisèle ses créations, « colorées, décalées, ensoleillées » entre établi et étagères du show-room. « J’aime travailler la matière : bijoux, étuis à lunette, attrape soleil, objets déco, en cuir et lin, acier inoxydable, nacres, cristaux et pierres naturelles. J’ai ensuite eu envie de m’attaquer au métal, mais je n’osais pas. J’ai essayé chez une amie qui avait le matériel. »

Des ateliers créatifs à la demande

Convaincue, Émilie Labat apprivoisait cette nouvelle technique dans le cadre de l’Expo de Ouf, composant de gros plastrons sur la thématique « Sortir du cadre ». « C’était très valorisant, cela a débloqué plein de choses. » Le début d’une nouvelle collection, pièces uniques découpées sur une plaque de laiton. « Quand j’ai une idée en tête, il suffit de la dessiner et de la découper, généralement à la pince. Souvent, je frappe aussi des messages. »
À sa guise ou à la demande… En particulier, dans le cadre de mariages, cette « fille du sud » confectionne boucles d’oreilles ou colliers assortis à la robe.« Du sur-mesure pour des occasions particulières », résume-t-elle. Avec, toujours, cette volonté de conserver des prix raisonnables afin que « toutes les femmes, quel que soit leur budget puissent acheter mes bijoux. Une paire de boucles d’oreilles est vendue de 30 à 50euros ». Mais aussi de miser sur des matériaux, fabriqués en Europe et anti-allergisants. « Je source au plus près. » Ou encore de partager sa passion : « Je propose des ateliers créatifs à la demande pour des groupes d’ami(e) s. Les gens choisissent ce qu’ils veulent faire, ici, dans mon atelier. Ou alors, je peux me déplacer à domicile pour des projets précis. »
Dans la foulée de son déménagement rue Traversière, Émilie Labat a modifié le patronyme de son entreprise : hier atelier d’Émilie, aujourd’hui Linuii. « J’ai rêvé que je jouais au scrabble. J’ai sorti les lettres de ce nouveau nom. Et comme je travaillais beaucoup le lin… » Ses bijoux sont à découvrir dans son atelier-showroom, mais aussi à N 58 (rue Pellet) à Nîmes, à Sommières, à Uzès, à Arles et, durant le Festival, à Avignon dans le cadre d’une boutique éphémère.

Linuii, 29rue Traversière, contact au 06 03 75 13 29.

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