La Chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes a ordonné, vendredi 27 mars 2026, la prolongation exceptionnelle de la détention provisoire d’un quinquagénaire.
Il sera prochainement jugé avec son frère pour le meurtre de son gendre, tué par arme à feu, à Loudéac (Côtes-d’Armor).
Pour rappel, le 14 septembre 2023, un homme de 42 ans s’était en effet présenté dans un commerce de la zone de Ker d’Hervé après avoir été blessé par balle, avant d’être transporté à l’hôpital.
Retour sur cette affaire.
Mort d’une septicémie
Une enquête pour tentative de meurtre avait été ouverte le lendemain.
Puis les faits avaient été requalifiés de meurtre lorsque le quadragénaire était décédé une dizaine de jours plus tard des suites d’une septicémie provoquée par ses blessures.
Le beau-père de la victime et son frère avaient été interpellés le jour même du décès, après un contrôle routier près de Lorient (Morbihan) au cours duquel ils avaient tenté de prendre la fuite.
Leur victime les avait dénoncés de son vivant, précisant même que le second était le tireur.
Que s’est-il passé dans la caravane ?
Les deux hommes avaient par la suite reconnu avoir pris part aux faits, à des degrés différents.
Selon la compagne de la victime, donc la fille de l’homme accusé de meurtre, il s’agissait d’une « histoire de famille » qui avait dégénéré.
Elle aurait été victime de violences conjugales et son père aurait voulu en découdre avec son gendre lorsqu’il était venu chercher sa fille et récupérer la caravane.
Dans la caravane, l’altercation aurait mal tourné et le frère du beau-père explique avoir tiré dans le dos de la victime pour défendre son frère qui se faisait agresser par le gendre.
Une troisième plaie non suturée
Une discussion juridique s’est également amorcée tout au long de l’information judiciaire : du point de vue de l’avocat de Michel XXX, la mort du quadragénaire est due à une « erreur chirurgicale ».
Seules deux des trois perforations avaient été suturées par les médecins, ce qui avait amené à l’infection de la troisième plaie, selon lui.
Mais le juge d’instruction de Saint-Brieuc en charge de l’affaire a estimé qu’il existait « des charges suffisantes » à l’encontre des deux frères.
Ils comparaîtront donc bel et bien pour meurtre, comme l’a confirmé la chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes dans un arrêt en date du 14 août 2025.
Un procès au second semestre 2026
Les deux hommes auraient précisément dû être jugés avant le 18 avril 2026 devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor.
Mais en raison d’un nombre important d’affaires, l’audience n’a pas pu être fixée dans ces délais.
Jeudi 26 mars 2026, le parquet général a donc saisi la chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes d’une demande de prolongation exceptionnelle de la détention du beau-père ; sort que devrait également subir son frère dans les semaines à venir.
La cour a suivi les réquisitions et maintient l’homme en détention.
CB et RB – PressPepper
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