les policiers débordés par le trafic de drogue en Vendée

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Journal des Sables : Que représente le trafic de drogue aujourd’hui en Vendée ?

Grégory Brelay : Depuis plusieurs années, comme au niveau national, la Vendée est frappée par une augmentation du trafic de stupéfiants. La progression est concrète. Deux importantes saisies ont été effectuées récemment à La Roche-sur-Yon. Le trafic est également présent aux Sables-d’Olonne. Depuis un an et demi, trois fonctionnaires de police sont particulièrement détachés pour lutter contre le trafic de stupéfiants au sein du commissariat de La Roche-sur-Yon. C’est ce qu’on appelle « un groupe stups ». Ce groupe devenait nécessaire face à l’expansion du trafic en Vendée. Depuis plusieurs années, le marché explose dans le département.

Pour Grégory Brelay, secrétaire départemental du syndicat de police nationale Alliance Vendée, le trafic de stupéfiants explose dans le département. ©Archives Journal du Pays Yonnais

Qui sont les vendeurs ? Qui sont les acheteurs ? Quels sont les produits stupéfiants achetés en Vendée ?

Le narcotrafic est une économie parallèle qui réalise des profits tellement profitables que nos collègues sont débordés par les multiples affaires. Nous bénéficions d’une réponse pénale adaptée mais qui reste insuffisante face à l’ampleur du phénomène. Il est compliqué de remonter la trace des commanditaires, nous nous efforçons via des enquêtes longues et complexes à remonter la trace de ces réseaux de vente de produits stupéfiants. Concernant les acheteurs, toutes les strates de la société sont concernées par l’achat de produits stupéfiants. Il y a une évolution constante de l’achat et de la consommation de la cocaïne. Elle a tendance à se démocratiser. L’autre drogue majoritaire en Vendée demeure le cannabis. On constate aussi les méfaits et les dangers du protoxyde d’azote chez les jeunes Vendéens.

Quels sont les prix d’achat ? D’où provient la drogue consommée en Vendée ?

Un gramme de cocaïne s’achète à 60 euros. En ce qui concerne la barrette de cannabis, le gramme se vend à 10 euros. Elle est distribuée majoritairement à La Roche-sur-Yon, aux Sables-d’Olonne et l’été, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Jean-de-Monts. Elle est également distribuée en milieu rural. UberShit existe aussi en Vendée. Les messageries cryptées fonctionnent également afin que la drogue soit distribuée chez le consommateur. Les têtes de réseaux, d’où part la drogue, sont majoritairement basées à Angers, Nantes ou Paris.

La DZ Mafia, entreprise criminelle originaire de Marseille, a souvent été accusée d’être implantée dans des villes du Grand Ouest. Notamment à Rennes. Est-elle également présente en Vendée ?

À l’heure où je m’exprime, aucun lien n’a été établi avec la DZ Mafia en Vendée. Dans le département, le système est établi avec des dealers qui sont en place. Mais nous n’avons de visibilité, que la phase émergée de l’iceberg. Le trafic ne cesse d’exploser, de se développer. Cela brasse tellement d’argent que le business devient de plus en plus violent. Il peut nous arriver de découvrir des armes lors des saisies de drogues en Vendée. Mais cela reste résiduel à l’échelle du département.

« La lutte contre le trafic de drogue est une priorité » pour les gendarmes de la Vendée

Le lieutenant-colonel Nicolas Bossy, adjoint à la commandante du groupement de la gendarmerie de Vendée, a confirmé que « la lutte contre le trafic des produits stupéfiants et singulièrement contre toutes les formes de criminalité organisée qui y sont liées constitue une priorité » pour les gendarmes du département.

La lutte contre les produits issus de la drogue est menée de manière continue par les forces de l’ordre, y compris sur les routes de Vendée. Ainsi, le 17 avril, des contrôles ont été effectués sur plusieurs axes routiers du nord du département, dans le secteur de Mortagne-sur-Sèvre. Au cours de ces opérations, les gendarmes ont relevé plusieurs infractions, notamment des conduites sous l’emprise de produits stupéfiants. Les autorités locales sont légitimement inquiètes face à la progression de ces infractions liées à l’usage de stupéfiants au volant. Un phénomène qui vient s’ajouter aux problématiques existantes d’insécurité routière dans le département

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