Mercredi 25 mars, une rencontre est organisée sous les arbres du square Wladimir-Guiu, à Nîmes, pour dire adieu aux arbres devant être abattus dans le cadre des travaux d’aménagements contre les inondations, Papi 3.
« Les tronçonneuses peuvent arriver d’un jour à l’autre », craint le président de l’association Sauvons le square, François Pfister. Créé en juillet 2024, en réponse à l’annonce de travaux impactant le square Wladimir-Guiu à Nîmes, le collectif de riverains organise une rencontre ce mercredi pour dire adieu aux acacias devant être abattus.
Les habitants du quartier de la Croix-de-Fer en ont fait un véritable lieu de vie. L’îlot de verdure d’environ 3 000m2 compte une boîte à livres, une table de ping-pong et des bancs à l’ombre des arbres. Dans la continuité des travaux d’aménagement PAPI 3, destinés à protéger l’agglomération des inondations, des cadereaux, six mètres sous la terre, doivent être creusés de part et d’autre du square, sur les chemins des Limites et de Russan. Afin de fluidifier la circulation le temps des travaux, un passage pour les voitures doit être créé, empiétant sur 10 % de la superficie du square et obligeant l’abattage de quatre acacias.
L’espoir réside dans le changement de mandature
« Ce n’est pas par plaisir que nous coupons les arbres, tous seront replantés. » signale Chantal May, adjointe déléguée à l’environnement, aux espaces verts et à la transition écologique sortante, « C’est pour mettre 32 000 personnes en sécurité, en aval du square, dans une ville de plus de 150 000 habitants. » Habitant le quartier depuis 40 ans, Chantal May assure : « Notre but, celui de la ville, n’est pas d’enquiquiner le monde, mais de s’assurer que tout se passe bien. »
Malgré de nombreuses discussions infructueuses ces derniers mois entre l’association et Nîmes métropole, ayant ralenti l’avancée de travaux, François Pfister reste lucide. « Nous savons qu’il est impossible de changer le plan, mais une volonté politique pourrait alléger les effets sur le square. » Son espoir réside dans le changement de mandature ce week-end, en attendant tous les moyens sont bons pour tenter de retarder les travaux. Le président de l’association a interrogé à la maîtrise d’ouvrage sur la réalisation d’un inventaire faunistique. Chantal May affirme qu’une expertise écologique a été menée durant l’été 2024.








