L’espadrille a volé artistiquement dans la rue Fresque pour la beauté du sport

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Avant de faire ses adieux à l’édition 2026 de la Primafresca, le lancer d’espadrilles a réuni les irréductible dans la rue Fresque.

Que la fête fût belle. Ils sont unanimes, commerçants mais surtout public, ont trouvé cette 20e édition de la Primafresca exceptionnelle. De la musique, du plaisir à se retrouver enfin « après un hiver qui n’a jamais semblé vouloir finir », tous les ingrédients indispensables d’une fiesta réunis, l’esprit nîmois en ingrédient inimitable. Alors quand le soleil a semblé tirer sa révérence à l’aube de ce dimanche matin, la Primafresca ou petite feria, comme on aime l’appeler ici, n’a rien perdu de sa promesse.

De l’art de bien chausser l’espadrille

« Vous savez l’an dernier il tombait des trombes d’eau et ça ne nous a pas empêchés d’être ici », assure Gérard, un énorme cigare coincé entre l’index et le majeur. Alors un peu de grisaille… pas de quoi refroidir les enthousiasmes. D’autant que dame nature aura attendu la fin de l’incontournable concours de lancer d’espadrilles, organisé devant la cave d’Arthur, rue Fresque, pour déverser ses premières gouttes de pluie. Au grand soulagement des spécialistes de ce sport encore trop méconnu. Car espérer faire une jolie distance relève de tout un savoir-faire.

Un sport à part entière

D’abord, il faut se délester d’une veste gênante, histoire d’être libre de ses mouvements et ne pas se sentir entravé par le tissu. Ensuite, et c’est une étape cruciale, il faut déchausser son pied d’appel, tout en veillant à bien gainer l’ensemble de son corps pour tenir l’équilibre sur une jambe. S’en vient la partie la plus technique : chausser l’espadrille. Chacun des compétiteurs a d’ailleurs sa botte secrète. De celui qui préfère s’agenouiller pour enfoncer ses orteils jusqu’à la couture à celle qui, au contraire, ne supporte pas de chausser l’espadrille plus loin qu’au métatarse.

Mériter sa récompense

Et là, le regard perçant rivé vers le lointain, la mâchoire serrée qui atteste d’une détermination hors pair, le candidat bascule légèrement son tronc en avant alors que sa jambe va vers l’arrière avant de l’élancer énergiquement vers l’avant, la cheville se casse avant de se relever puissamment pour éjecter le chaussant et gagner peut être ce prestigieux concours sous les acclamations du public.

Et de remporter un des nombreux lots offert par l’association des commerçants organisateurs de la Primafresca, dont le graal cette année s’est avéré être deux places pour le concert de Bigflo et Oli aux arènes. Ça se mérite.

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