L’heure du procès en appel pour le suspect de la mort de Tessa il y a 7 ans en Loire-Atlantique

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Nouvelle épreuve, ce mardi 31 mars, pour la famille de Tessa Raimbault, adolescente de 17 ans décédée le 20 décembre 2018, en rentrant chez elle à pied à Saint-Julien-de-Concelles. Sur la route mal éclairée et dépourvue de trottoirs, elle avait été mortellement percutée par un engin de chantier, qui avait pris la fuite.

Pour rappel, pendant 4 ans et demi, l’enquête s’était révélée infructueuse, jusqu’à ce qu’elle soit même classée sans suite quelques mois avant que l’émission Appel à témoins sur M6 ne relance le dossier. Suite à ce passage télévisé, plusieurs appels téléphoniques désignaient un jeune homme, voisin de la victime et paysagiste dans l’entreprise familiale, qui s’avouait coupable de cet homicide lors de soirées enivrées.

Réentendu par les gendarmes quelques jours plus tard, il avait avoué les faits. Incarcéré en détention provisoire, il s’était rétracté quelques mois plus tard. Libéré en février 2024, il attendait, comme la famille de Tessa, le procès qui tardait à être fixé.

C’est en désobéissant à son contrôle judiciaire en octobre dernier que celui qui a désormais 27 ans a précipité les choses. N’ayant pas le droit de conduire, il avait commis la double infraction d’être au volant et surtout d’être en état d’ébriété en Vendée. Retour derrière les barreaux en novembre pour celui qui avait commencé à refaire sa vie à Saint-Aubin-des-Ormeaux, avec une compagne rencontrée en cure de désintoxication alcoolique au centre de la Baronnais à Bouguenais. Ils avaient même tenté d’avoir un enfant, qui est mort avant la naissance.

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La famille n’attend plus grand-chose

Un fait que la famille de Tessa a appris lors du procès qui avait été fixé début janvier 2026, plus de 7 ans après le drame. Malgré l’insistance de la maman de Tessa, qui s’est adressée directement au prévenu pour lui parler « d’âme à âme » et « l’implorer de révéler ce si long secret », le prévenu lui a répété qu’il n’avait « pas tué » sa fille. Malgré sa condamnation à 5 ans d’emprisonnement, il avait demandé, quelques jours après son retour en cellule, à être libéré en attendant son procès en appel. Il aura donc lieu ce mardi 31 mars à Rennes.

À l’issue de ce procès, la famille de Tessa vivait une double peine.

J’attendais qu’il avoue. J’espérais vraiment. Naïvement sans doute. Je croyais en l’homme. Finalement, non. C’était pire que tout. J’ai découvert quelqu’un de manipulateur. Qui nous a tous enfumés. Qui est incapable de dire où il était à ce moment-là ni même cette journée-là. Qui n’a aucun souvenir.

Florence Jouve, interrogée à l’issue de l’audience.

Autant dire qu’elle n’attend pas grand-chose de ce procès qui « n’a rien réparé après 7 ans de combat ». Elle espère néanmoins avoir « quelques réponses aux zones d’ombre (sur les circonstances de sa dernière interpellation, sur l’emploi du temps du personnel de l’entreprise le jour du drame…).

Et qu’il avoue, ce serait énorme C’est la seule chose qui permettrait de tourner enfin la page.

Florence Jouve

Derrière l’image de battante, il y a une maman qui est épuisée de pleurer sa fille.

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