Le projet industriel de Cyclamen à Millau ravive les tensions entre emploi et environnement. Malgré la levée des sanctions en Moselle, plus de 1 200 signatures soutiennent la contestation locale. Le dialogue peut-il encore s’apaiser ?
Alors que la préfecture de la Moselle a levé les mises en demeure pesant sur Cyclamen, le projet d’implantation de l’entreprise à Millau continue de susciter une forte opposition.
Le collectif Vigilance Environnement Millavoise (VEM) appelle à une nouvelle marche citoyenne le 25 avril contre l’implantation sur la ZAC Viaduc 2 du spécialiste du tri et de la valorisation d’aluminium.
Avec une croissance de 30 % en 2025, l’entreprise surfe sur la demande croissante en aluminium recyclé et décarboné. À Millau pourtant, la construction d’une nouvelle unité divise toujours.
Malgré les assurances de l’entreprise sur le respect des normes environnementales et la promesse de créations d’emplois, le collectif Vigilance Environnement Millavoise (VEM) maintient son opposition. » Nous ne sommes pas contre l’industrie, mais nous exigeons des garanties sur l’impact réel de ce projet », explique un membre du collectif.
Une mobilisation citoyenne en hausse
VEM, qui avait déjà réuni 170 personnes lors d’une précédente manifestation, relance en effet la mobilisation. Signe d’une opposition grandissante, la pétition contre l’installation de Cyclamen a recueilli plus de 1 200 signatures alors que le collectif appelle à une grande marche citoyenne le 25 avril à 11 h, devant la sous-préfecture, suivie d’un pique-nique partagé sur les quais du Tarn.
« Parce que notre territoire est précieux et mérite d’être respecté et protégé, nous disons NON à Cyclamen », affirme VEM. Au-delà du refus, le collectif veut porter un message positif : celui d’un territoire vivant, authentique et préservé, où la nature et l’équilibre local priment. « Montrons ce que nous voulons préserver et construisons ensemble notre avenir », invite-t-il.
Un débat entre emploi et environnement
De son côté, Cyclamen défend un projet créateur d’emplois et écologique, en phase avec les enjeux de la transition énergétique. Mais pour ses opposants, les risques environnementaux supposés restent un point de blocage persistant.
Alors que l’entreprise mise sur son image de champion du recyclage, les membres du collectif semblent déterminés à faire entendre leur voix. Rendez-vous est donc donné le 25 avril pour une mobilisation que les organisateurs espèrent massive. Entre emploi industriel et préservation du cadre de vie, le débat autour de Cyclamen semble loin d’être terminé.










