Depuis sa sortie de prison avec un bracelet électronique, en novembre 2025, l’homme résidait chez sa grand-mère près de Fougères (Ille-et-Vilaine). Il avait été condamné à trois reprises pour des faits de violences et de harcèlement sur ses compagnes, dont deux sur la dernière. Il lui était interdit de se rendre au domicile ou sur le lieu de travail de sa victime, à Granville (Manche), et d’entrer en contact avec elle.
Le 18 mars 2026, le père de la fille de la victime s’est rendu au commissariat pour signaler la présence de l’homme au domicile, et évoquer un message de la jeune femme à sa fille lui disant que son ex risquait de lui envoyer un message et qu’elle ne devait pas le lire.
Une relation toxique
Il a ainsi été arrêté le 16 avril et le juge de la détention et des libertés a décidé de l’incarcérer dans l’attente de l’audience de comparution immédiate du lundi 20 avril au tribunal de Coutances. Il explique qu’il savait l’interdiction de contact, mais avait besoin de la rencontrer pour des explications. Le président a lu de nombreux messages adressés à la victime en quelques minutes le 4 mars : « Tu vas arrêter de me manquer de respect », « Tu as une minute pour me répondre sinon j’envoie des vidéos de nos relations sexuelles à tes enfants ».
Dans le box, le prévenu reconnaît les faits, assure qu’il n’aurait pas envoyé les vidéos, il voulait qu’elle lui réponde car elle lui a fait du mal. Il tente de mener les débats, à la limite de l’arrogance envers les magistrats.
L’avocate de la victime évoque une relation toxique et une situation d’emprise. La jeune femme a commencé des soins psychologiques pour se reconstruire.
Trois mois de prison
Pour la procureure, cet homme méprise les décisions de justice, il a commis ces faits alors qu’il portait un bracelet électronique. La victime n’est pas en capacité de se protéger, la justice doit le faire. Elle a requis une peine de douze mois ferme et une révocation de trois mois.
L’avocat de la défense évoque le comportement ambigu de la victime, qui acceptait de le revoir. Il plaide pour une peine qui tienne compte des problèmes de son client, agent immobilier qui a perdu son emploi avec son incarcération.
Invité à s’exprimer en dernier, cet homme de 33 ans parle pendant cinq minutes de lui, de son enfance difficile, de son passé de sportif de haut niveau, pleure sur son sort, répète que la prison l’a détruit. Il n’a pas eu un mot pour la victime.
Le tribunal a condamné le prévenu à une peine de 3 mois de prison et a révoqué un sursis de 6 mois prononcé le 20 mars 2025, et a décidé de son maintien en détention. Il lui est interdit de paraître dans la Manche pendant trois ans. Il devra verser 1 500 € à la victime pour ses dommages.
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