Match Andrézieux-Nîmes : pourquoi les supporters de Nîmes Olympique sont pour l’heure interdits de déplacement

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Dans son arrêté du 22 avril, la préfète de la Loire évoque notamment des incidents impliquant des supporters ultras de Nîmes Olympique survenus en… 2018. Des violences lors desquelles deux CRS avaient notamment été blessés.

« L’interdiction de déplacement qui frappe nos supporters est sans lien avec les déboires de ceux de l’AS Cannes. D’ailleurs, la décision préfectorale concernant le match du 2 mai – Andrezieux-Nîmes – est intervenue bien avant la rencontre de samedi soir !« , soulignait mardi 28 avril Laurent Tourreau, directeur général de Nîmes Olympique.

Mardi 22 avril, la préfète de la Loire, Muriel Nguyen, édictait en effet un arrêté interdisant à « toute personne se prévalant de la qualité de supporter de Nîmes Olympique ou agissant comme tel, d’accéder au stade de l’Envol Stadium Andrezieux Boutheon et ses abords« . Une entrave à la liberté d’aller et venir des supporters nîmois que la représentante de l’État dans le département de la Loire étendait au périmètre du stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, situé à 17 kilomètres de là.

Un jour, deux matches

Le 2 mai, en effet, deux rencontres sportives se tiendront concomitamment, l’une en Aveyron en ligue 2 (Rodez /Saint-Étienne), l’autre dans la Loire en National 2, où Andrezieux recevra Nîmes Olympique. Or, Durant ces deux rencontres à fort enjeu et sur ces quatre équipes, seuls les Crocos se retrouveront privés de supporters sur décision préfectorale…

Dans un communiqué diffusé lundi soir, Vincent Bouget a d’ailleurs pris soin de dénoncer cette mesure administrative considérée pour beaucoup comme radicale. Un arrêté préfectoral que le nouveau maire de Nîmes a qualifié à la fois d’ « injustifié« , « disproportionné » et « surprenant« , avant d’en solliciter une réévaluation à la préfète du département de la Loire (notre édition du 29 avril).

Le tribunal administratif de Lyon saisi

Évoquant, certes, un précédent incontestable de violence, à savoir les incidents du 26 octobre 2018 survenus à Nîmes entre les Ultras Gladiators et les Green Angels de Saint-Étienne (actuellement sous le coup d’une procédure de dissolution), la préfète Muriel Nguyen semble fonder essentiellement son arrêté du 22 avril dernier sur des éléments de circonstances. Des éléments pour la quasi-totalité d’entre eux extérieurs à Nîmes Olympique et surtout sans rapport avec le comportement de ses supporters durant les déplacements !

Risque d’attentat, faible capacité d’accueil de la tribune visiteur du stade de Rodez pour les Ultras stéphanois, probabilité élevée de leur présence dans la métropole stéphanoise durant le match Andrezieux-Nîmes, ou encore comportement de ces derniers jugé imprévisible, au même titre que leur capacité rapide à se mobiliser pour commettre ou tenter de commettre des violences…. Autant d’arguments invoqués par la préfète pour motiver sa décision attentatoire aux droits des supporters, non pas de Saint-Étienne mais de Nîmes Olympique ! Des supporters qui sans surprise ne comptent donc pas en rester là. Et ont déposé un référé devant le tribunal administratif de Lyon, pour obtenir en urgence l’invalidation de l’arrêté préfectoral du 22 avril 2026 de la préfète de la Loire.

L’audience publique du juge des référés a été fixée au jeudi 30 avril à 11 heures.

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