Menacé, il a dû reprendre le trafic de drogues de son frère décédé et endetté

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« Je n’ai pas eu le choix. » Gazé et passé à tabac pour le contraindre à participer à un trafic de stupéfiants, le prévenu habitant dans le Pays d’Auge était poursuivi pour avoir vendu 300 g de cocaïne en 6 mois. « Je n’ai jamais fait de bénéfice. L’argent est revenu dans la poche des personnes en question », a-t-il martelé.

« Il a été victime d’un racket, a renchéri son avocate, Me Florence Vallensan. Ce n’était pas pour se procurer de l’argent facile… au contraire. » Identifié lors de l’examen de la téléphonie des membres « du réseau de Mézidon », l’homme de 21 ans chez qui ont été retrouvés 100 g de cocaïne et 1 840 € en espèces a reconnu spontanément avoir dealé pour des inconnus.

Harcelé à l’enterrement

Dans les premiers jours de l’été 2025, il est approché par trois personnes au cours des funérailles de son frère aîné, victime d’un accident de moto quelques jours auparavant. Insensibles à la cérémonie qui se déroule sous leurs yeux, ils l’informent que le disparu dealait pour eux, qu’il leur a laissé un impayé de 40 000 € et qu’il doit les rembourser.

N’ayant pas donné suite à cette injonction, il reçoit des menaces de plus en plus fréquentes et inquiétantes. À son encontre et également vis-à-vis de sa famille qu’il a tenue à l’écart de cette affaire. Après avoir été gazé et passé à tabac par des inconnus, puis conduit aux urgences du CHU de Caen, il finira par céder courant septembre.

« Ils m’ont donné la liste des personnes. Certaines ont bien voulu payer, d’autres ont refusé ou avaient déménagé. J’ai réussi à récupérer le maximum mais ça n’a jamais rien rapporté ni amélioré ma vie. »

Le prévenu

Dans un second temps, il acceptera de « récupérer » et de livrer des stupéfiants à raison d’un trajet tous les mois et demi. « Après, ils en voulaient toujours plus. » N’ayant pas le permis, il se faisait conduire par des gens « de l’extérieur » qu’il ne connaît pas.

« Ils vont me retomber dessus »

« Ils vont me retomber dessus… malheureusement », souffle-t-il après avoir indiqué que la dette était environ de 10 000 € quand il a été interpellé. Si tel était le cas, il déposerait plainte comme le lui ont vivement conseillé les gendarmes.

« Mais je compte les rembourser avec mon travail, c’est la meilleure solution. »

Le prévenu

Le prévenu est condamné à 1 an de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans comportant l’obligation de soins psychologiques et de travail. Le tribunal prononce la confiscation de son portable, de la somme en numéraire et des produits stupéfiants trouvés à son domicile.

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