Municipales 2026 à Aigues-Mortes : Cédric Bonato l’emporte de 16 voix contre Noémie Albecq-Mégias, une salle sous tension

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À Aigues-Mortes, le second tour entre Cédric Bonato et Noémie Albecq-Mégias s’est joué au terme d’un dépouillement sous tension, dans une salle comble et attentive. Longtemps indécis, le scrutin a finalement basculé en faveur de Cédric Bonato, qui l’emporte pour seize voix seulement face à Noémie Albecq-Mégias.

À la salle Nicolas Lasserre, bureau centralisateur des élections à Aigues-Mortes, un peu après 19 h 30, la tension monte encore d’un cran. Au bureau 1, on ne voit pas vraiment ce qu’il se passe au bureau 3, mais tous les regards sont tournés vers là-bas. « Ça fait une heure qu’on les attend », dit un homme à côté du directeur général des services à la table de comptage et vers qui tous les yeux se tournent.

Quelque chose bloque. « Ils font quoi avec les enveloppes là-bas ? Ils les ouvrent avec un ouvre-boîte ! » La blague circule, mais personne ne rit franchement. Il ne reste que les dernières enveloppes – une centaine de votes – et tout peut encore basculer.

Une montagne russe

Dans la salle, pleine à craquer, il fait chaud. On s’entend à peine. Les chiffres tombent au compte-goutte, et, avec eux, les nerfs lâchent. Un moment, Noémie Albecq-Mégias est donnée devant de 16 voix. Puis plus qu’une. Puis l’écart bascule en faveur de Cédric Bonato. À mesure que les enveloppes sont ouvertes, l’avance change de camp.

À l’extérieur, sur la rampe, les fumeurs s’entassent. Une jeune fille lâche : « Je ne reviendrai plus jamais, c’est trop stressant. » Le résultat tombe finalement : Cédric Bonato l’emporte de 16 voix (50,16 %) face à Noémie Albecq-Mégias. 2 509 contre 2 493. Un mouchoir de poche. Au premier tour, Cédric Bonato était arrivé en tête avec 43,29 % des voix, devant Noémie Albecq-Mégias (32,97 %), c’était plus marqué. Probablement que le report des voix de Stéphane Pignan, s’est fait à droite au profit de la cheffe d’entreprise.

Un recours en question

Au téléphone, la candidate garde le cap. « Déçue, oui… mais perdre de 16 voix, ce n’est pas une franche victoire pour lui, et ce n’est pas vraiment une défaite pour moi. » C’est une première candidature, comme tête de liste, et un résultat solide : « Si on voit le côté positif, je fais un très beau score. » Elle évoque aussi ce bureau n° 3, au cœur de toutes les attentions : « Apparemment, il y a eu un souci… mais je ne sais pas exactement. » Et très vite, une autre question s’impose : « Seize voix, c’est rien… » Un recours ? « Je ne sais pas, on va réfléchir. »

Cédric Bonato, lui, est injoignable.

Le reste viendra après. L’analyse, les explications. Sur le moment, il ne reste que ça : une salle qui déborde, des regards tournés ailleurs… et seize bulletins qui font basculer une ville de droite à gauche.

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