NOUVEAU MAIRE Sans faire de bruit, sans vraiment faire campagne à Balaruc-le-Vieux, Christian Ruis, 70 ans, a remporté la mairie avec un peu plus de 56 % des voix. Une attitude qui colle à la personnalité de cet ancien cadre de la Caisse primaire d’assurance maladie.
Arrivé en Fance, et précisément à Sète, en 1962, Christian Ruis, natif d’Oran, a tout d’abord vécu dans le quartier de l’Île de Thau. Le plus souvent aux côtés de sa mère puisque son père était navigateur au long cours. « On a été les premiers à inaugurer notre couloir. Ma mère y est toujours d’ailleurs », évoque le nouveau maire de Balaruc-le-Vieux, village situé près de Sète.
Une scolarité à Sète
L’actuel adjoint – son poste jusqu’à la nouvelle composition du conseil prévue ce week-end – à l’action sociale, au logement et président du CCAS du village millénaire a fait toute sa scolarité en Île singulière avant de passer ses diplômes et d’entrer dans la grande maison qu’est la Sécurité sociale, devenue Caisse primaire d’assurance maladie. Christian Ruis y fera toute sa carrière durant quarante-six années dans les locaux de Montpellier. « J’y suis entré à 20 ans et je suis à la retraite depuis quatre ans », récapitule-t-il.
Il aime « rendre service aux gens »
Un métier collant parfaitement à son « ADN » constitué de brins comme « rendre service aux gens », « être proche des gens » mais « rester discret. » Des qualités qui se sont diffusées dans le village quand ce père de deux enfants a fait construire avec son épouse une maison en 1999 à Balaruc-le-Vieux, quittant alors la rue Baudin de Sète. « En fin de journée, il y avait des gens qui passaient à la maison pour que je regarde leurs dossiers ou que je les aide dans des procédures autour de la santé. »
Adoubé par Norbert Chaplin en 2014
Alors quand en 2014, le candidat (et futur maire) Norbert Chaplin a approché Christian Ruis pour qu’il intègre sa liste, sa femme était plus que d’accord « car en sortant du boulot, elle n’arrivait pas à se reposer avec les passages des gens », dit-il dans un sourire. Il sera donc simple conseiller municipal sur le premier mandat. Avant de se voir attribuer un certain nombre de délégations, correspondant à son caractère, pour le second. Et qui lui ont vraisemblablement permis de se tailler une bonne réputation parmi les habitants, et de fait, des électeurs.








