Ce dimanche 22 mars, la liste d’Olivier Palanque "Notre ambition, Cers", a été élue avec 724 voix, contre celle menée par le maire sortant, Didier Bresson, "Ensemble unis pour Cers", qui a obtenu 716 voix, soit 50,28 % pour le premier, contre 49,72 % pour le second.
À Cers, pour ce second tour des élections municipales, le suspense aura duré deux heures et demie. À 20 h 30, les résultats sont tombés : la liste d’Olivier Palanque « Notre ambition, Cers », a été élue avec 724 voix, contre celle menée par le maire sortant, Didier Bresson, « Ensemble unis pour Cers », qui a obtenu 716 voix, soit 50,28 % pour le premier, 49,72 % pour le second. Et surtout, avec seulement huit voix d’écart.
L’équipe d’Olivier Palanque, qui était conseiller municipal d’opposition (il s’était présenté en 2020 contre Didier Bresson et avait perdu de 106 voix), aura, pour ce nouveau mandat, 18 sièges au conseil municipal. Celle de l’opposition en aura cinq.
Olivier Palanque s’est imposé de sept voix dans le bureau de vote de la mairie, et d’une seule voix dans celui de la salle de fêtes. Vu ce dernier résultat, il a même été question, à un moment donné, de recompter tous les bulletins. Puis, l’idée a été très vite abandonnée.
69,85 % de votants, 30,15 % d’abstention
« Cette victoire est pleine et entière, a réagi avec un large sourire de satisfaction Olivier Palanque, puisque la participation a été de 69,85 %, et l’abstention de seulement 30,15 %. Les Cersoises et Cersois se sont mobilisés pour amener un vent de modernité sur Cers. »
Si la participation active des Cersois peut expliquer la victoire du candidat, la défaite de son adversaire flottait quelque peu au-dessus du suspense du dépouillement. Rappelons que Didier Bresson a vécu une fin de mandat difficile. En décembre 2024, 9 des 17 élus de sa majorité décidaient de ne pas voter le budget 2025. Une seconde fois, le 7 janvier 2025, le conseil municipal se retrouvait dans la même impasse : 12 des 17 élus de la majorité décidaient de rejeter ce même budget. Sans budget, le préfet prenait les choses en main et saisissait la Chambre régionale des comptes. Qui, en mai, validait enfin le budget primitif de la commune.
Ce dimanche soir, juste près l’annonce de la victoire de la liste d’Olivier Palanque, Didier Bresson n’avait le verbe ni facile, ni haut. « Bien sûr que je suis déçu. Je viens de perdre de huit petites voix. Je ne sais pas si je donne une suite à ce résultat en déposant un recours. On verra, c’est trop frais. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. »







