Municipales 2026 à Nîmes : ces maires qui ont marqué l’histoire nîmoise au fil des siècles

admin
Par
admin
7 min de lecture
#image_title

Du 28 mars 1790 à ce dimanche 22 mars 2026, une soixantaine de maires ont écrit l’histoire nîmoise.

Une soixantaine de maires ont écrit, à leur manière, parfois plus modestement que d’autres, l’histoire nîmoise de 1791 à nos jours. Ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales, un nouveau nom sortira des urnes puisque Jean-Paul Fournier n’est en position éligible pour briguer un cinquième mandat. C’est d’ailleurs lui a battu le record du plus long bail passé dans le fauteuil de maire : 25 ans ! D’autres ne sont pas restés si longtemps…

Des premiers maires exécutés

En ces temps troubles qui ont suivi la Révolution française, Jean-Antoine Teissier de Marguerittes devient le premier maire de Nîmes le 28 mars 1790 pour seulement trois mois. Sur 9 222 électeurs inscrits (pour une population d’à peine 32 000 habitants), il y avait eu 2 798 votants le jour de son élection. Victime d’une dénonciation en pleine période de la Terreur, il est exécuté à Paris à l’âge de 49 ans le 20 mai 1794.

Même destin tragique pour Etienne-David Meynier de Salinelles, maire de janvier à septembre 1793, en pleine période de la Terreur. Victime d’un complot, il est exécuté à Paris le 15 mai 1794. Jean-Antoine Courbis, maire de 1793 à 1794, fut massacré dans sa cellule par des inconnus. Des temps troubles…

Plus tard, un autre maire aura une fin brutale. Ali Margarot (1880-1885) se suicida d’un coup de revolver durant son mandat.

Ils ont marqué l’Histoire

Plusieurs maires ont participé à l’Histoire de France et même internationale à leur manière. Le marquis Casimir de Vallongue, avant d’être maire de 1815 à 1817, puis de 1824 à 1825, a participé à la Guerre d’indépendance américaine en prenant le commandement d’un vaisseau.

Georges Bruguier, à la tête d’une délégation spéciale en 1945, s’était opposé aux pleins pouvoirs de Pétain. Midi Libre – E. A.

Maire de Nîmes de 1832 à 1848, Ferdinand Girard n’est autre que le grand-père d’Henri Donnedieu de Vabres, l’un des quatre juges du procès de Nuremberg en 1945 contre les principaux responsables du régime nazi. À la tête de la délégation spéciale mise en place après la Seconde guerre mondiale de 1945 à 1947, Georges Bruguier (SFIO) est l’un des 80 parlementaires qui ont voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il avait été interné en guise de représailles.

Plusieurs maires ont été Résistants durant ce conflit. On pense ici à Edgard Tailhades (maire SFIO de 1947 à 1965), à Paul Cabouat, responsable des services de santé des Mouvements unis de la Résistance dans le Gard, à la tête du Comité local de Libération le 24 août 1944 de Nîmes après Etienne Velay qui avait été mis en place par le régime de Vichy en novembre 1940. Le communiste Léon Vergnole (il y aura des élus PCF par la suite avec Émile Jourdan et Alain Clary), qui s’était échappé de prison durant la guerre, avait rejoint aussi la Résistance.

Dans un tout autre genre, Louis Perrier, élu en 1871, va créer dix-sept ans après la Société générale des eaux minérales, boissons et produits hygiéniques de Vergèze. Ce qui marquera aussi le marché de la consommation.

Des maires défenseurs de la culture taurine

Outre Alexandre Bouchet (en poste de 1891 à 1892) qui organisa des courses de taureaux et autorisa la mise à mort d’animaux car « malfaisants et féroces », plusieurs maires ont défendu la culture taurine. On pense particulièrement à Émile Reinaud (maire de 1892 à 1900) qui a organisé la corrida de la contestation en 1894 dans une période où une loi l’interdisait. Certains considèrent que c’est le début de ce qui allait amener à autoriser, dans une partie du sud de la France, ces pratiques.

Edgard Tailhades, à l’origine de la création de la feria de Nîmes avec son adjoint Claude Baillet. DR

Mais c’est Edgard Tailhades qui est surtout considéré comme le grand défenseur des corridas en tant qu’élu, à l’origine de la création de la feria en 1952. Jean Bousquet (1983 à 1995) a pour sa part donné une dimension plus « people » à cet événement festif. Jean-Paul Fournier, aficionado, a pour sa part soutenu la tauromachie et la culture taurine notamment lors de grandes manifestations sur l’Esplanade (comme la Levée des tridents cent ans après).

Des élus bâtisseurs

Ils sont nombreux à avoir lancé ou accompagné des chantiers qui marqueront l’histoire nîmoise. Josias Piaut (1919-1925) a fait construire l’hôpital à Hoche. Plusieurs d’entre eux ont lancé des travaux de rénovation des monuments romains.

Frédéric Vidal (1852-1854) est connu pour avoir posé la première pierre de l’église Sainte-Perpétue en septembre 1852 avec un certain Louis Napoléon Bonaparte. Jean Duplan (1857-1861) lancera la construction du temple de l’Oratoire et la reconstruction de l’église Saint-Baudile. Fortuné Paradan (1862-1865) aménagea la place Belle Croix, le square Antonin avec la sculpture de l’empereur signée Auguste Bosc.

Edgard Tailhades a peut-être joué son mandat en créant la ZUP dans les années 1960. Jean Bousquet, outre la gestion des inondations de 1988, a aussi marqué la ville de son empreinte avec Carré d’art, signé Norman Foster, et le stade des Costières. Sous les mandats de Jean-Paul Fournier, le musée de la Romanité, le palais des congrès, la halle des sports sont sortis de terre. Au futur maire de lancer ses projets !

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr