Municipales 2026 à Nîmes : Julien Plantier, un perdant finalement gagnant ?

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Plutôt habile, l’ancien premier adjoint de Jean-Paul Fournier pourrait être l’opposant numéro 1 de la droite pour les années à venir.

Et si, dans le Waterloo de la droite nîmoise, c’était lui qui avait le moins perdu ? Julien Plantier, l’homme qui partit en solitaire (avec quelques compagnons d’échappée tout de même) dès le 23 janvier 2025 avant même que Jean-Paul Fournier ne désigne son successeur, a longtemps été pointé comme le traitre de la bande par les soutiens de Franck Proust. Mais il a toujours dit qu’il ne serait pas le Camille Lapierre de 2026, en référence à ce candidat de centre-doit qui affronta Jean Bousquet en 1995 et facilita à la gauche l’accession à la mairie.
Il n’a pas été Camille Lapierre. En effet, la fusion du second tour entre son équipe (Nîmes avenir) et celle de Franck Proust (Tout Nîmes) – ce dernier étant tête de liste –, a prouvé, au moins en façade, que Julien Plantier était capable de rentrer dans le rang. Et lui a permis d’être élu au conseil municipal.

Opposant numéro 1 ?

Ensuite, les circonstances font qu’il pourrait très bien être l’opposant numéro 1 de la droite et prendre ainsi rendez-vous pour l’avenir. Julien Plantier a en effet tout juste 40 ans, quasiment l’âge qu’avait Vincent Bouget en 2020. Il peut tout à fait travailler pour tenter de conquérir la mairie en 2027, si la gauche échoue. Il a montré, durant la campagne, ses talents de débatteur et une certaine forme d’éloquence durant les meetings, alors même qu’il avait toujours été d’une prudence accrue durant les interviews. Enfin, Julien Plantier a été meneur d’hommes et de femmes, réussissant à garder une équipe majoritairement unie autour de lui. Il a même pu travailler la main dans la main avec Valérie Rouverand dès décembre dernier, lors qu’ils ont uni leurs forces.
Si Franck Proust se retire du conseil municipal – il n’e s’est pas prononcé sur cette question –, Julien Plantier pourrait donc prendre date pour la suite. Reste un écueil. Celui qui a dit avoir embrassé la politique en 2002, en réaction à la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles, a renvoyé, en 2026, dos à dos, le RN et l’union de gauche, qu’il a qualifié « d’extrêmes ». Un positionnement d’opportunité pas toujours apprécié au centre-droit, qu’il entend pourtant représenter.

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