National 2 / Poule C / 25e journée. Dans un stade plein, samedi, les Crocos ont vécu face à Saint-Maur le même scénario cauchemardesque que contre Rumilly. Dur à encaisser et à digérer.
Un nul et cinq défaites. Ce n’est pas le parcours d’un relégable. C’est le bilan de Nîmes Olympique face aux cinq premiers du championnat : un partage des points à Cannes, nouveau leader, pour cinq échecs à Istres, contre Rumilly (deux) et Saint-Maur, également doubles tombeurs des Crocos après les avoir renversés ce samedi soir.
À l’évidence, il leur manque quelque chose pour battre leurs rivaux directs et les devancer en fin de la saison. De l’intensité sur 90 minutes, par exemple. Comme contre Rumilly, le 24 janvier, date de leur dernier revers (ils restaient depuis sur 7 victoires et 1 nul), ils ont baissé la garde et de pied après l’heure de jeu.
La feuille de match
Nîmes Olympique 1 – Saint-Maur Lusitanos 2
Stade des Antonins. Temps doux, pelouse bonne.
Mi-temps : 1-0.
Arbitre : Willy Bertolotti. Spectateurs : 7 392 (nouveau record).
But pour Nîmes : Loubacky (3e).
Buts pour Saint-Maur : Sambou (77e), Keita (90e + 1).
Avertissements à Nîmes : Coulibaly (56e), Touré (90e + 5)
Avertissements à Saint-Maur : Baku (30e), Elodon (89e).
NÎMES : Salamone – Loubacky, Dramé, Célestin, Diallo – Benhamza (Kubota 81e), Pires (cap), Coulibaly – Bennour (Orinel 62e), Sylla (Depres 62e), Touré.
SAINT-MAUR : Regulus – Koné, Diarra, Diedhiou (cap), Dexet (Elodon 66e) – Seck – Nsombi (Meftah 54e), Soares Pereira (Doremus 81e), Baku (Millet 46e), Tadé (Sambou 66e) – Keita.
Fatal dernier quart d’heure
Les Gardois se sont mis à reculer, à faire des fautes, à ne plus proposer grand-chose. Ils se sont exposés. Et ce qui devait arriver arriva : Salamone et ses partenaires se sont fait punir deux fois en moins d’un quart d’heure, le dernier.
On l’avait déjà senti venir face aux Haut-Savoyards. Le scénario cauchemardesque s’est répété. NO a cédé sur deux phases arrêtées. À la 77e minute, Saint-Maur a égalisé au nombre de corners (2-2) et au tableau d’affichage : le deuxième coup de pied de coin francilien, tiré par Meftah, a été prolongé au premier poteau et conclu au second par Sambou (1-1).
Cette fois, les entrées de Depres et Orinel n’ont pas été décisives
Comme à Rousset, Orinel et Depres, meilleurs passeur et buteur du club, étaient pourtant entrés pour faire pencher la balance (62e). Elle a malheureusement basculé du mauvais côté, par l’avant-centre Keita. Il avait attendu son heure toute la rencontre. Elle est arrivée dans le temps additionnel, au bout d’une… touche : esseulé à l’entrée de la surface, l’attaquant a offert le succès aux siens, qui n’en demandaient pas tant (1-2, 90e + 1).
« Un match, c’est long. Une victoire, ça se construit, analysait l’entraîneur saint-maurien Helder Esteves. Évidemment, je ne veux pas dire que l’on avait prévu d’être mené 1-0 et de gagner 2-1. Mais je ne pense pas que notre succès soit volé : les joueurs ont été récompensés de leurs efforts, de l’engagement qu’ils ont mis. Je savais que l’on était en capacité de mettre une intensité forte jusqu’au bout contre n’importe quel adversaire. »
Et pourtant, les Crocos avaient inscrit leur but le plus rapide de la saison…
Tout s’est mal fini, alors que tout avait si bien commencé… Avec le but le plus rapide inscrit par les Nîmois cette saison : 2 minutes et 55 secondes au chronomètre quand Benhamza déposait le premier corner du match sur la tête de Loubacky, (1-0, 3e).
Sur le coup, le gardien francilien Regulus était parti à la pêche, ou aux Oursinades du Grau-du-Roi, allez savoir… Benhamza signait sa deuxième passe décisive, Loubacky enchaînait son deuxième but, après celui contre Goal FC.
Le regret, une paire de balles de break ratées
Il flottait un parfum de grand match aux Antonins, et de grande victoire. Kop, ferveur, tifos, 7 392 spectateurs (record d’affluence pulvérisé), du beau jeu en 1re période, tout y était.
Les Crocodiles regretteront d’avoir raté une paire de balles de break alors qu’ils étaient dominateurs : le face-à-face gâché par Sylla alors que Benhamza et Touré, démarqués, attendaient l’offrande (25e) ; ou l’opportunité de Touré qui oubliait Bennour (60e). Après, ils n’ont plus rien eu.
Cannes a gagné, Nîmes est 3e, mais rien n’est fini. Il faudra trouver la solution pour battre enfin un gros et les Azuréens, dans deux semaines à la maison.
La réaction de l’entraîneur nîmois Mickaël Gas : « On prend un gros coup sur la tête, mais on va la relever »
"On fait une belle première mi-temps, trente minutes vraiment intéressantes, durant lesquelles on peut tuer le match. Mais la deuxième est pour eux, clairement. On a ressenti qu’ils pouvaient prendre le dessus physiquement, alors que nous, on manquait de mobilité avec le ballon.
On prend un gros coup sur la tête, c’est vrai, mais on va la relever. Rien n’est fini, Saint-Maur a cassé notre série, et il va falloir réagir à Hyères. Il faut que l’on s’améliore face aux autres prétendants à la montée. Il nous reste un peu de temps pour rectifier le tir car on va bientôt rencontrer Cannes, ou Istres.
On a su s’adapter et se réajuster tout au long de la saison, notamment à l’extérieur. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle du lendemain. Ça fait partie du foot, ça tournait pour nous ces derniers temps, là ça a tourné pour Saint-Maur."








