Avec la levée in extremis par la justice administrative de l’interdiction de stade pour les supporters cannois, le doute plane sur leur venue ou non à Nîmes pour la rencontre de ce samedi 25 avril. Un match capital entre le leader et son dauphin du groupe C de National 2 qui se jouera à guichets fermés.
Viendront ou viendront pas ? Ce samedi, en milieu de journée, l’incertitude était grande du côté des forces de sécurité intérieure, s’agissant de la venue ou non de supporters de l’AS Cannes pour la rencontre décisive du soir face à Nîmes Olympique en vue de la montée en Ligue 3 (qui succédera au National à partir de la saison prochaine).
Un temps interdits de rencontre par le préfet du Gard en raison, selon lui, du « risque de troubles graves à l’ordre public« , les supporters cannois ont finalement été autorisés, vendredi soir, à se rendre sur place, le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes ayant in extremis décidé de suspendre en urgence la décision préfectorale.
Le hic ? Depuis cette interdiction administrative de stade pour les Cannois, édictée par le préfet, l’intégralité des billets, y compris ceux habituellement réservés aux visiteurs, a été vendue par Nîmes Olympique… Pour une rencontre qui se jouera donc à guichets fermés (8 000 personnes sont attendues) et sans supporter, donc, de l’AS Cannes, pourtant finalement autorisés à assister à la rencontre !
La réaction officielle de Nîmes Olympique
Face à cet imbroglio juridico-commercial, Nîmes Olympique, prenant les devants, a dans la foulée de la décision du tribunal tenu à rappeler dans un communiqué officiel que » la commercialisation des places postérieure à la publication de l’arrêté du préfet s’est déroulée dans le strict respect des règlements en vigueur« .
De quoi apaiser la colère du côté de l’AS Cannes ? Pas si sûr, d’autant que selon nos confrères de Nice Matin, trois bus et environ 400 supporters de l’AS Cannes restent attendus dans la préfecture du Gard pour la rencontre dont le coup d’envoi sera donné à 18 heures.
Des CRS en renfort
De source non officielle, un dispositif conséquent de sécurisation du match sera mis en place avec déploiement d’une compagnie de CRS (initialement mobilisée sur Avignon puis finalement rabattue sur Nîmes), escorte jusqu’au stade, par le PSIG et les motards de la gendarmerie, des bus de supporters depuis la sortie de l’autoroute A54 et mobilisation, enfin, de la police nationale aux abords du stade.
Des troubles à l’ordre public durant le match aller
« Toutes les hypothèses sont envisagées à cette heure : l’absence de supporters cannois, leur présence à la marge sans incident, ou un bordel monstre !« , commente anonymement un membre des forces de l’ordre finalement mobilisé sur l’événement. » A mon sens, la décision du préfet était la plus responsable notamment au vu des troubles à l’ordre public déjà constatés durant le match aller en décembre. Décidément, les voies de la Justice sont impénétrables !«








