"Nos exploitations sont asphyxiées" : face à la hausse des prix de l’énergie, une manifestation d’agriculteurs prévue à Mende

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Avec la guerre au Moyen-Orient, le prix des hydrocarbures explose. Celui du gasoil non routier (GNR) ne fait pas exception. Les Jeunes Agriculteurs de Lozère tirent la sonnette d’alarme. La Coordination rurale aussi, et appelle à une mobilisation "transversale et a-syndicale", ce lundi 23 mars 2026, dans le centre-ville de la préfecture de Lozère.

Les crises se suivent mais ne se ressemblent pas pour les agriculteurs. Après l’accord avec le Marché commun du Sud (Mercosur), la fièvre catarrhale ovine ou encore la dermatose nodulaire contagieuse, les exploitants doivent à présent faire face à une explosion du prix du gasoil non routier (GNR) utilisé pour faire tourner leurs machines.

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La raison est simple. Comme pour les autres hydrocarbures, la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz sont les responsables, avec une augmentation continue du prix du baril de brut.

« La double peine »

« En l’espace d’un mois seulement, le prix du GNR a doublé, passant de 0,70 € par litre à 1,40 € HT. Celui du gasoil frôle les 2,10 € TTC. Cette flambée, couplée à l’augmentation globale des coûts de l’énergie, asphyxie nos exploitations et nos entreprises. Alors que nos charges s’enflamment, nos prix de vente et nos marges s’effondrent », fustige la Coordination rurale de Lozère (CR48).

Ce constat est évidemment partagé par les Jeunes Agriculteurs (JA). « Les commandes groupées sont passées de 750 € à plus de 1 060 € les 1 000 litres en un mois. Et ce n’est pas fini : la hausse du pétrole entraîne mécaniquement celle du gaz, des engrais, des plastiques agricoles. C’est la double peine : nos charges explosent au moment précis où les travaux commencent ! »

« À l’État d’absorber le choc »

Les JA évoquent également la spécificité lozérienne : « Avec nos exploitations isolées, nos terrains exigeants et nos distances à parcourir, chaque centime de hausse sur le GNR pèse deux fois plus lourd qu’ailleurs. »

Et avance deux revendications : « Le contrôle immédiat et effectif des pratiques tarifaires des distributeurs de GNR et des fournisseurs d’agrofourniture en Lozère. Les engagements de Bercy doivent se traduire sur le terrain. Ensuite, nous exigeons un prix plafond sur le GNR. Quand ce plafond est atteint, les taxes doivent baisser. L’État ne peut pas continuer à percevoir ses recettes fiscales pendant que nos exploitations coulent. C’est à lui d’absorber le choc. »

Un appel aux élus

La CR48 appelle également à un rassemblement « transversal et a-syndical », ce lundi 23 mars 2026, à 16 h, dans le centre-ville de Mende. « Nous invitons officiellement à nous rejoindre le monde agricole dans sa globalité. Nous appelons nos collègues des Jeunes Agriculteurs (JA), de la Confédération Paysanne et les indépendants à faire front commun. Sont aussi conviés : les professionnels du transport et de la mobilité : Transporteurs routiers, artisans taxis et ambulanciers. Le secteur du BTP et des travaux : entrepreneurs de travaux publics, du bâtiment, entrepreneurs de travaux agricoles (ETA) et forestiers (ETF). Les indépendants et artisans. Tous ceux pour qui l’énergie est un outil de travail indispensable. »

Le syndicat n’en oublie pas les élus du territoire dont « le soutien est vital » : les maires, la députée Sophie Pantel et la sénatrice Guylène Pantel, ainsi que Laurent Suau, le président du conseil départemental.

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