Promu pour la toute première fois en N2, le BMC connaît des débuts satisfaisants. Le point avec le directeur sportif du club.
L’intersaison a été marquée par une longue attente concernant votre montée en N2. Comment avez-vous géré cette période ?
Nous avons longtemps été dans l’incertitude de savoir si nous allions rester en N3 ou si nous réussirions à assurer la montée en N2. Il était difficile de se projeter, dans la mesure où les calendriers ne sont pas les mêmes et qu’elles ne nécessitent pas les mêmes préparations. Il a fallu passer ce cap et dès que notre accession a été ensuite validée par la Fédération française de cyclisme, nous avons pu construire le calendrier et se projeter sur ces prochains mois.
Quel bilan pouvez-vous justement tirer de ces premières courses au niveau supérieur ?
Le bilan est bon. Nous avons choisi de débuter par des épreuves difficiles afin d’être prêts pour la première manche de la coupe de France N2. Ce choix a porté ses fruits : nous terminons quatrièmes et bien au-dessus de nos espérances, vu la concurrence. Cela nous place déjà parmi les huit meilleures équipes qualifiables pour les championnats de France. Ce qui est intéressant, c’est que nos coureurs sont très impliqués dans le projet. Ce sont eux, en concertation avec le secteur sportif, qui ont souhaité s’aligner sur des épreuves comme le Tour du Beaujolais ou celui de la Côte-d’Or.
Cette montée en puissance devra aussi servir de moteur dans la progression des jeunes talents du club.
Exactement. Et c’est d’ailleurs l’essence même de notre projet. Le BMC a cette vocation de club formateur, nous souhaitons être un tremplin pour accompagner nos coureurs vers des équipes de N1 ou Continentales, voire professionnelles. Le fait d’évoluer en N2 leur offre une exposition et une adversité bien plus formatrices. Ils se confrontent à ce qui se fait de mieux, ce qui accélère leur apprentissage du haut niveau.
« Nous travaillons énormément pour trouver des ressources »
Ce passage en N2 demande aussi beaucoup plus de moyens. Le budget est-il devenu, plus que jamais, le nerf de la guerre ?
Totalement. Avec le manager Benjamin Lopez et le président Perfecto Rodriguez, nous travaillons énormément pour trouver des ressources. Nous avons présenté tous ces enjeux à la Ville de Béziers, qui était déjà notre partenaire majeur et a décidé de poursuivre son engagement à nos côtés. La Région Occitanie continue également de nous suivre et nous accompagner dans notre projet. Sachant qu’en parallèle de l’institutionnel, nous cherchons en permanence de nouveaux sponsors privés. C’est crucial, surtout avec la flambée des prix des carburants : traverser la France avec le camion du club représente des frais très importants.
Quels seront les prochains grands rendez-vous pour le club ?
C’est simple, notre saison va se jouer en grande partie entre le 25 avril et le 3 mai. Trois manches de coupe de France sont au programme avec des chronos individuels, des étapes en ligne et un contre-la-montre par équipes, l’un des exercices les plus difficiles du cyclisme. L’objectif sera de donner notre maximum pour valider notre ticket pour la suite de l’aventure.







