"Nous avons été écoutés par la justice" : empoisonnement du chien Orus à Balaruc-le-Vieux, la peine alourdie en appel pour l’auteur

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L’octogénaire a été condamné plus lourdement en appel pour acte de cruauté sur un animal, ayant entraîné la mort. Il devra indemniser treize parties civiles, dont cinq associations de défense des animaux.

« C’est un soulagement », confie Martine en sortant de la cour d’appel de Montpellier. Cette habitante de Balaruc-le-Vieux, est venue seule avec son compagnon à l’audience du 16 avril pour entendre un délibéré qu’elle attendait avec fébrilité. Celui du deuxième procès d’un octogénaire, exerçant comme inventeur, poursuivi devant la justice pour acte de cruauté ayant entraîné la mort de son malinois âgé de cinq ans. Le prévenu ne s’est pas présenté comme lors de son procès en février dernier. Les juges l’ont pourtant condamné à dix mois de prison avec sursis, et à payer de dommages et intérêts à Martin mais aussi à treize parties civiles.

L’homme a été reconnu coupable d’avoir, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2023, empoisonné Orus aux pesticides, le chien de Martine retrouvé mort au matin dans son jardin. Une plaie qui ne se referme pas pour Martine, en proie à une souffrance profonde ayant donné lieu à un livre « Bats-toi ». Martin réclamait justice pour son chien et réparation pour le préjudice subi par elle, mais aussi ses proches, sont six petits-enfants.

Le préjudice moral reconnu aussi pour cinq associations de défense des animaux

En première instance, le mis en cause qui avait finalement reconnu l’empoisonnement, se justifiant en disant « voir juste voulu causer ses désagréments au chien ». Le tribunal correctionnel de Montpellier l’avait condamné à six mois de prison avec sursis, et à indemniser toutes les parties civiles dont cinq associations de défense de la cause animale (SPA, Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’amis, etc). La peine a donc été aggravée en appel. « C’est vraiment une reconnaissance du préjudice, nous avons été écoutés par la justice, même si j’aurais préféré de la prison ferme », confie Martine. Elle relève également que le tribunal a suivi ses demandes en termes de dommages et intérêts (3 500€, conformément à la jurisprudence, au lieu des 1000 € obtenus au premier procès). Les autres parties civiles, membres de la famille, ont été confirmées pour leur préjudice comme en première instance. Le préjudice moral au regard de la cause animale réclamé par les cinq associations a été reconnu à parts égales (400€). En revanche, les juges n’ont pas retenu l’interdiction de détenir un animal à son encontre, comme cela avait été suggéré par la partie civile. Le mis en cause peut encore se pourvoir en cassation.

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