Objectif "Coupe d’Europe", Hilton dirigeant et "occasion d’être encore un club atypique" : Rémi Gaillard explique son projet autour du MHSC

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L’humoriste et récent candidat à la mairie de Montpellier a annoncé l’idée de rassembler une vaste communauté pour racheter la Paillade. Une initiative "utopique, folle", de son propre aveu, dont il explique les contours.

Le Montpellier Hérault SC parlera-t-il bientôt anglais ? Ou sera-t-il dirigé par un « clown » ? Depuis les annonces du président Laurent Nicollin dans ces colonnes, faisant état d’un rapprochement espéré avec de potentiels investisseurs, l’avenir du club montpelliérain est entouré de flou. Dans ce contexte, l’humoriste et récent candidat à la mairie montpelliéraine Rémi Gaillard a lancé une idée : racheter la Paillade grâce à ses abonnés et tous ceux intéressés à raison de 100 € par personne et par an pendant dix ans, comme il l’expliquait à InfoOccitanie samedi dernier. Un projet décalé mais sérieux, assure-t-il.

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« Moi, j’y crois à cette aventure d’un club qui appartient à sa communauté », répète-t-il quelques jours après cette annonce.

« Je sais bien qu’il n’y a pas un million de supporters du MHSC… »

Mondialement connu pour ses gags sur internet et sa devise, « c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui », l’amuseur engagé ne réfute pas le caractère « utopique, fou » de l’initiative. Mais « l’époque veut des histoires incroyables et ça en serait une. Les gens vont se moquer jusqu’à ce que ça réussisse », veut-il croire.

L’objectif est affiché : « Jouer la Coupe d’Europe, parce que si c’est pour rester en Ligue 2… »

Entre railleries et envie de participer, les réseaux sociaux ont largement commenté l’idée. À commencer par l’intention de Gaillard de trouver un million de contributeurs. « Je ne suis pas con, je sais bien qu’il n’y a pas un million de supporters de la Paillade. Mais je table sur ma communauté, mes millions de followers sur toutes les plateformes, quasiment 20 au total, explique-t-il. Il faut raconter une histoire à l’international, au-delà de la France, persuader que c’est l’aventure d’une vie. »

Transferts, création de maillots…

Le modèle n’est pas nouveau. Plus ou moins sous cette forme, il existe en Espagne et en Allemagne, par exemple, avec les « socios ». Ces supporters sont actionnaires de leur club et votent pour un président ou un représentant dans le conseil d’administration. Pour incarner cette future direction, l’humoriste montpelliérain verrait bien l’ex-défenseur champion de France 2012, Vitorino Hilton. Comme il se verrait lui-même « participer à la direction. Mais il faudrait aussi s’entourer de professionnels. Je suis peut-être un clown mais je sais bien que pour construire sa maison, il faut un architecte. »

Rémi Gaillard lors du match à La Mosson, en 2012. Midi Libre – RICHARD DE HULLESSEN

Le projet a été travaillé avec un ami « qui bosse dans les jeux en ligne ». Mais beaucoup reste à inventer. « On peut imaginer des transferts avec des dividendes pour la communauté d’investisseurs, créer les maillots, ce genre de choses », se projette celui qui fut attaquant de niveau régional à Castelnau-le-Crès.

« En stand-by mais prêt »

Les plus critiques voient dans cette opération un moyen de faire parler de lui après les municipales (8,21 % des voix). Gaillard revendique une autre motivation. Après une campagne lors de laquelle il avait notamment porté un projet de stade, ce supporter affiché du MHSC depuis de nombreuses années se dit « neutre avec le club », ni proche ni loin des dirigeants, mais lié sentimentalement. « C’est le club de mon enfance, qui m’a fait rêver avec Loulou Nicollin. Ça a toujours été un club atypique. Ce serait l’occasion de l’être encore. »

Depuis qu’il s’est dévoilé, Gaillard affirme avoir été contacté par plusieurs amis séduits  » et disposés à investir plus de 100 €. » Mais aussi par un proche du club. « Quelque chose, vente ou investissement, serait signé. Donc je suis en stand-by. Mais si ça achoppe, je suis prêt. » Montpellier le serait-il ?

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