André Kabile, le joueur le plus capé de l’histoire de Nîmes Olympique, décédé le 6 mars à l’âge de 87 ans, a été inhumé ce vendredi 13 mars à Vauvert.
Là-haut, ses nouveaux coéquipiers s’appellent Adams, Chillan, Charles-Alfred. Ou son frère Georges. André Kabile, décédé le 6 mars d’un cancer de l’estomac, ne foulera plus la pelouse du mythique stade Jean-Bouin, où il tapait encore dans le ballon (et marquait, on l’a vu de nos yeux vu) tous les mardis jusqu’à l’an dernier, avec les retraités municipaux de Nîmes. Et où il a joué les terreurs défensives entre 1964 et 1979 en Ligue 1, faisant du Martiniquais le Crocodile le plus capé de l’histoire, avec 534 matches disputés avec NO.

« Là-haut, avec ses amis, ils vont faire un match et faire gagner Nîmes », a souri Michel Mézy, très ému, qui a pris la parole à l’église Notre-Dame de Vauvert où avaient lieu les obsèques de “Dédé”, ce vendredi. « Il était aimé de tous. C’était un homme à part, qui ne se plaignait jamais, toujours présent dans les moments difficiles. Il ne mourra jamais, car on m’a toujours dit que les légendes ne meurent jamais. Je vous embrasse tous de sa part. »
La grande famille de Nîmes Olympique
Il y avait Mézy, et il y avait aussi (pardon par avance à ceux que l’on aurait oubliés) Girard, Sanlaville, Novi, Augé, Marcellin, Moretti, Bonnet, Dussaud, Lanthier, Mith, Lucchesi, Champ, Castagnino, Lozano, Decilia.
Il y avait aussi deux joueurs actuels, le capitaine Depres et Diallo, car forfaits pour le déplacement du jour à Créteil en N2. Les épouses de Canetti et d’Adams, également, ou le fils Firoud. La grande famille de Nîmes Olympique.
Et celle de Kabile, avec enfants, compagne (Mireille), amie (Annick la Vauverdoise)… « Vauvert t’accueille aujourd’hui pour l’éternité, a conclu le maire de la ville, Jean Denat. On te souhaite bon voyage. » Prêt pour un nouveau coup d’envoi.






