La contestation contre la LGV Montpellier-Perpignan s’intensifie autour de la source d’Issanka. Thomas Brail, figure écologiste, alerte sur les risques de forages autorisés par la préfecture de l’Hérault.
Les opposants aux forages récemment autorisés sur le périmètre d’Issanka, et plus globalement la communauté des anti-LGV Montpellier-Perpignan, ont obtenu en début de semaine le soutien d’un “avocat” de taille. Dans une courte vidéo, le fondateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), Thomas Brail, prend la défense de la source qui alimente Sète en eau potable à hauteur de 60 %.
Présent sur le champ captant d’Issanka avec les militants locaux de l’association, celui qui se fait appeler “le défenseur des arbres” décrit d’abord les platanes qui se dressent sur place. Après avoir donné la parole à deux militants locaux, dont Christophe Aucagne (Bancs Publics, Nouvelles Pages), pour rappeler que la source est protégée et sous la menace de forages « pour préparer l’installation de piliers de viaduc sur cette ligne qui fera gagner 18 minutes entre Montpellier et Perpignan », Thomas Brail explique que ce projet « va mettre en danger le système hydrique de la région ».
« Faites monter la mobilisation »
Avant de poursuivre : « On est sur le même projet que l’A69 (entre Castres et Toulouse, NDLR), pour un gain de temps très faible. On a surtout besoin de trains réguliers pour les gens qui voyagent, parce qu’il faut savoir que le TGV est réservé à une élite et ça c’est inadmissible. Faites monter la mobilisation et on continuera à relayer les informations. »
Une motion déposée par Sète Agglo
À la suite de l’arrêté préfectoral autorisant des forages sur la zone d’Issanka dans le cadre du futur viaduc de la ligne LGV, Sète Agglopôle Méditerranée, réunie en séance jeudi 23 avril à la halle Marty du Barrou, a déposé une motion pour demander plus de clarté et la création de groupes de travail.
Figure de l’opposition à l’autoroute A69 entre la Haute-Garonne et le Tarn, Thomas Brail est connu pour ses actions radicales lorsqu’il s’agit d’alerter l’opinion publique sur les menaces environnementales. Capable de s’installer dans un arbre menacé par un projet de construction, face à la tour Eiffel (2022), il est surtout identifié pour avoir mené une grève de la faim, puis de la soif (qui le conduira à l’hospitalisation), en 2023, pour protester contre le projet d’A69.
Un combat qui l’a également conduit à occuper, là encore, un arbre face au ministère de la Transition écologique. C’était un platane, comme il y en a beaucoup sur le terrain de la source d’Issanka…









