Alors que les ventes de piscines étaient en baisse depuis 2023, l’activité a connu un nouveau rebond fin 2025, notamment grâce à l’essor des mini-bassins.
Les carnets de commandes des piscinistes se remplissent à nouveau. Après plusieurs années en dents de scie depuis 2023, le secteur retrouve des couleurs, porté notamment par le succès des mini-bassins, qui séduisent des particuliers en quête de solutions plus économiques et adaptées aux petits espaces.
Des contraintes allégées qui séduisent
Éric Tardez, gérant d’ELT Concept Piscine à Millau, construit chaque année entre six et sept bassins en béton. Parmi eux, plus de la moitié sont des mini-bassins. « C’est beaucoup moins cher qu’un bassin classique, à condition de ne pas ajouter trop d’options et selon les particularités du terrain. On démarre autour de 15 000 euros, mais cela peut grimper jusqu’à 40 000 euros, soit le prix d’une piscine traditionnelle« , explique le professionnel. Autre argument non négligeable : ces petites piscines sont également moins taxées.
Outre leur coût plus accessible et leur petit format, les mini-bassins présentent un avantage de taille pour les particuliers : ils ne nécessitent ni déclaration préalable de travaux ni permis de construire. En effet, sauf règles spécifiques liées au plan local d’urbanisme (PLU) ou aux distances à respecter avec le voisinage, les piscines de moins de 10 m² bénéficient d’une réglementation beaucoup plus souple.
Un marché relancé par la météo et le logement
Chez Piscines Desjoyaux à Millau, dont les dernières années n’ont pas été les plus dynamiques, le rebond s’est amorcé il y a un an. « L’entreprise a été créée en 2021, donc nous sommes arrivés dans une période compliquée. Jusqu’en 2024, l’activité était très calme« , confie Marine Vidal, co-gérante.
Cette tendance se retrouve à l’échelle nationale. Selon la Fédération des professionnels de la piscine (FPP), les signatures ont connu un redressement à partir de juin 2025, avec une croissance confirmée de + 3,5 % au troisième trimestre par rapport à 2024, après des mois en recul. L’indicateur le plus marquant reste toutefois la progression des carnets de commandes, en hausse de 36 % sur un an.
Cette reprise s’explique par le redémarrage des constructions de maisons individuelles fin 2025, créant un vivier de chantiers potentiels pour les piscinistes. Mais, avec des terrains souvent plus petits, les particuliers se tournent davantage vers les mini-bassins. « Les demandes sont en forte croissance depuis 2024 pour les piscines de moins de 10 m². C’est une installation que l’on réalise beaucoup en centre-ville, où les jardins sont plus réduits« , précise Marine Vidal.
La météo joue aussi un rôle sur les variations d’activité du secteur. En Aveyron, l’année 2024 a été marquée par des précipitations supérieures de 11 % aux normales et un ensoleillement en baisse de 6 %. À l’inverse, 2025, année du regain d’activité, a enregistré 2 274 heures d’ensoleillement, porté par un bel été, bien au-dessus de la moyenne nationale (2 112 heures).
Malgré ces signaux positifs, la prudence reste de mise. « Début 2026, nous avons démarré calmement. L’activité reste très irrégulière. Mais avec les beaux jours d’avril, les commandes devraient repartir à la hausse« , espère la co-gérante.









